A. L'Europe domine le monde
- Grâce aux progrès techniques accomplis dans le domaine de la navigation depuis le xvie siècle et à la maîtrise des îles stratégiques, l'Europe, outre ses comptoirs en Afrique et en Asie, communique aisément avec les vastes territoires conquis sur le continent américain. De puissantes compagnies de commerce drainent de nouveaux produits vers les grands ports européens. L'Europe impose au monde une première division du travail. Le commerce triangulaire se développe (chapitre 3). Grâce aux progrès de la mécanisation et de la technique de teinture des tissus, les manufactures européennes imposent leurs cotonnades : la transformation du coton lance l'industrialisation.
B. L'ouverture au monde transforme l'Europe
- Le grand commerce, dont le luxe est le moteur (doc. 2), modifie la vie quotidienne des élites européennes (dossier 2). L'exotisme marque les arts, en particulier avec le style rococo, qui mêle miroirs, dorures et chinoiseries.
- L'ouverture au monde pose des questions philosophiques et religieuses à l'Europe. Les colonies anglaises d'Amérique, le Canada français ou les missions jésuites en Amérique du Sud tentent de bâtir des sociétés religieuses. Les récits de voyages de Bougainville donnent naissance à l'étude des peuples tandis que des philosophes opposent à l'Européen corrompu par la civilisation le « bon sauvage » des îles.
C. Des puissances rivales en Europe et à travers le monde
- Le traité d'Utrecht (1713) rapproche Français et Anglais et facilite l'essor du commerce pendant un quart de siècle. Commencée sur le continent, la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748) s'accompagne d'une guerre franco-anglaise en Inde.
- La guerre de Sept ans (1756-1763) modifie l'équilibre avec la nouvelle alliance franco-autrichienne, mais fait perdre à la France le Canada, la Louisiane, le Sénégal et l'Inde. Le soutien de Louis xvi à la guerre d'indépendance américaine (chapitre 4) est vu comme une revanche.
Samuel Scott (1702-1772), L’Attaque de Carthagène le 28 mai 1708, huile sur toile, 86,3 x 124,4 cm (National Maritime Museum, Londres) Photo12/ARJ
Tout sert au luxe, aux plaisirs de ce monde […]
Le superflu, chose très nécessaire,
A réuni l’un et l’autre hémisphère.
Voyez-vous pas ces agiles vaisseaux
Qui du Texel1, de Londres, de Bordeaux
S’en vont chercher, par un heureux échange,
Ces nouveaux biens, nés aux sources du [Gange2 […]].
D’après Voltaire (1694-1778), Le Mondain, 1736
Premier chronomètre de John Harrison, 1735 (National Maritime Museum, Greenwich) National Maritime Museum, Greenwich/Leemage
Quatrième chronomètre de John Harrison, vers 1770 (National Maritime Museum, Greenwich) Wikimedia/Racklever
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Le 15 Octobre 2010
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