Pourquoi le vêtement devient-il une manière d'afficher ses convictions politiques ?
Avec l'affirmation de la bourgeoisie, le centre de la mode se déplace de Versailles à Paris. Les boutiques de mode permettent aux aristocrates d'afficher leur puissance financière et culturelle. Avec la Révolution, la mode devient aussi politique. Les sans-culottes revendiquent le pantalon à rayures, la carmagnole des travailleurs manuels et parfois un bonnet phrygien. David invente de nouveaux uniformes pour les représentants du peuple. Contre cette uniformisation, de jeunes aristocrates hostiles à la Révolution, appelés Muscadins, Merveilleuses ou Incroyables, portent des vêtements extravagants. Le vêtement devient un moyen d'afficher publiquement ses idées.
Philibert-Louis Debucourt (1755-1832), Promenade de la galerie du Palais-Royal, 1798, huile sur toile, 33 x 40 cm (Musée Marmottan, Paris) Photo12/ARJ
Le sans-culotte et la femme du sans-culotte, 1792, estampes, coll. De Vinck (BnF) Coll. Jean Vigne/Kharbine-Tapabor
Jacques Louis-David (1748-1825), Projet de costume, costume de législateur, 1793, croquis aquarellé (Musée du Louvre, Paris) Wikimedia/ Dominique Vivant
Louis Darcis (?-1801) et Antoine Charles Horace dit Carle Vernet (1758-1836), Les Incroyables, 1796, gravure au pointillé (estampe) (BnF) BnF
Louis Darcis (?-1801) et Antoine Charles Horace dit Carle Vernet (1758-1836), Les Merveilleuses, 1797, gravure au pointillé (estampe), 28 x 33 cm (Musée du Louvre, Paris) RMN / Michèle Bellot
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Le 15 Octobre 2010
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