La rupture entre Louis xvi et le peuple, marquée par la fuite du roi à Varennes le 21 juin 1791, est définitive le 10 août 1792. Pourquoi la journée révolutionnaire du 10 août 1792 est-elle un tournant de la Révolution française ?
Quelles sont les différentes étapes qui mènent à cette rupture et quels événements en découlent ?
Brunswick est le chef des armées prussienne et autrichienne.
La ville de Paris et tous ses habitants seront tenus de se soumettre sur-le-champ et sans délai au Roi, de lui rendre sa pleine et entière liberté, et de lui assurer, ainsi qu’à toutes les personnes royales, le respect que doivent les sujets à leur souverain. Si le château des Tuileries est attaqué, s’il est fait la moindre violence, le moindre outrage au Roi, à la Reine ou à la famille royale, alors leurs majestés impériale et royale1 en tireront une vengeance exemplaire et à jamais mémorable : ils livreront la ville de Paris à une exécution militaire et les révoltés coupables d’attentats auront les supplices qu’ils méritent.
Brunswick, Manifeste donné au quartier général de Coblence, 25 juillet 1792
Une section était une assemblée de citoyens parisiens qui pouvait interpeller les députés par des pétitions et des adresses ; elle contrôlait également les bataillons des gardes nationales.
Nous vous demandons, Législateurs, de former le jury d’accusation d’un monarque parjure ou en démence ; nous vous demandons de déclarer sur le champ que Louis xvi est coupable de crimes contre la sûreté nationale ; et qu’il est en état d’arrestation. […] La guerre est déclarée entre Louis xvi et nous. Législateurs, nous vous laissons encore l’honneur de sauver la patrie ; mais si vous refusez de nous la sauver, il faudra bien enfin que nous prenions le parti de nous sauver nous-mêmes.
Adresse de la section des Gravilliers à l’Assemblée nationale, 4 août 1792, Imprimerie du Patriote français
Jean Duplessis-Bertaux (1747-1815), Le 10 août 1792 : l’Attaque des Tuileries, 1792, huile sur toile (Musée national du château de Versailles) Photo12/ARJ
La Convention composée de 749 membres dont 28 membres n’ont pas pris part au vote étant en mission, malades, sans cause d’absence ou se sont abstenus, a voté :
- Pour la mort sans condition 361 députés
- Pour la mort avec amende 26
- Pour la mort avec sursis
... jusqu’à la décision concernant le sort des Bourbons et celui de Marie-Antoinette 15
...jusqu’à l’attestation de la Constitution
par le peuple 10
...jusqu’à la paix 19 - Pour la réclusion perpétuelle 29
- Pour la réclusion pendant la guerre puis
le bannissement ou la déportation 259 - Pour les fers 2
D’après les Archives parlementaires, tome 57
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Le 15 Octobre 2010
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