A. Du sujet au citoyen
- Les révolutionnaires prennent le pouvoir avec la volonté de fonder une nouvelle France et de faire table-rase de l'Ancien Régime. Ils proclament l'égalité des droits devant la justice et l'impôt, la liberté d'expression et de réunion. Une vie politique foisonnante se développe (dossier 3).
- Toutefois, cette citoyenneté connait des limites : le suffrage censitaire impose la distinction entre des citoyens actifs et des citoyens passifs. À partir de 1800, les libertés sont restreintes : Napoléon Bonaparte fait rétablir la censure. Ses opposants sont inquiétés (dossier 3).
B. Une France unifiée
- Les révolutionnaires unifient la France par la loi et imposent un pouvoir centralisé. Le pays est divisé en départements, subdivisés en districts et communes. Tous les fonctionnaires, les juges, les prêtres, sont élus et salariés par l'État. Les anciennes mesures font place au système décimal (doc 3). L'usage de la langue française se généralise (doc. 4). Les douanes intérieures sont supprimées.
C. De nouveaux cadres
- Napoléon Bonaparte poursuit l'œuvre de la Révolution en centralisant les pouvoirs entre ses mains : il place des préfets (1 800) à la tête des départements, créé en 1790 (doc. 1 et 2). Il désigne également les membres de l'administration, les maires et les juges.
- Pour apaiser les tensions religieuses héritées de la Révolution, le Concordat est signé en 1801. Il consacre la liberté religieuse, mais l'Église est placée au service de l'État (dossier 2).
- Pour former une nouvelle élite et récompenser le service de l'État, Napoléon Bonaparte institue en 1802 le Lycée (doc. 5) et la Légion d'honneur. Avec le Code civil de 1804, Napoléon unifie les lois et réaffirme les conquêtes de la Révolution : égalité devant la loi, droit de propriété, liberté personnelle.
Lettre de Lucien Bonaparte, Ministre de l'Intérieur, circulaire aux Préfets, 13 février 1800
Rapport de l'abbé Grégoire à la Convention, 4 juin 1794
Le 1er mai 1802, Napoléon Bonaparte crée le Lycée pour former la nouvelle élite dirigeante du pays.
Chaque lycée, limité au chiffre de deux cents élèves en moyenne, n'aura que six professeurs, trois pour les lettres françaises et latines, et trois pour les mathématiques. Passé douze ans, les élèves apprennent l'exercice militaire sous la direction d'un adjudant qui commande tous les mouvements effectués dans la journée. […] Chaque lycée a une bibliothèque de quize cents volumes ; le catalogue des livres est partout identique.
D'après Reichardt (ministre de Prusse à Paris en 1802), Un Hiver à Paris sous le Consulat, publié en 1909
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Le 15 Octobre 2010
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