A. Le Second Empire : une modernisation sans démocratie
- Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon ier, élu président de la République en décembre 1848 pour 4 ans, n'entend pas renoncer au pouvoir. Le 2 décembre 1851, il organise un coup d'État au prétexte de rétablir le suffrage universel et de changer la constitution. Devenu empereur des Français, Napoléon iii s'appuie sur la légende napoléonienne, et sur la volonté majoritaire, exprimée lors de plébiscites, pour refonder l'Empire.
- Pour rivaliser avec l'économie britannique, il mène une politique de modernisation économique et ébauche une politique sociale (droit de grève en 1864, droit de réunion en 1868).
- Mais la vie politique est étouffée par la corruption, la censure de la presse, l'exil de personnalités, des phénomènes dénoncés par les oppositions républicaine et monarchiste. La déclaration de guerre à la Prusse en 1870 provoque une catastrophe : la défaite de Sedan (doc. 2), le 4 septembre. À cette date,
la République est à nouveau proclamée (doc. 1).
B. Entre monarchie et république
- Après la chute du Second Empire, la question d'un nouveau régime se trouve posée. Au printemps 1871, le refus d'abandonner la résistance face aux occupants provoque une insurrection à Paris (doc. 4). La « Commune » apparaît comme une tentative d'instaurer une République sociale ; elle est durement réprimée par les conservateurs républicains et monarchistes, alliés pour la circonstance au nom de l'ordre.
C. La victoire progressive de la République
- Le poids politique des monarchistes divisés entre « légitimistes » et « orléanistes » se réduit à chaque élection. Les lois constitutionnelles de 1875 donnent son caractère démocratique à la République, en réduisant le rôle du président de la République. Le Parlement, composé de deux Chambres, peut voter des lois proclamant l'amnistie des communards et l'attachement à la Révolution (la Marseillaise hymne national, le 14 juillet fête nationale).
Le 4 septembre 1870, à la nouvelle de la défaite de Sedan et de la capture de l’Empereur, le corps législatif hésite à proclamer la déchéance de l’Empereur, réclamée par Gambetta et les 30 députés républicains (sur 292). Le Palais Bourbon est envahi par une foule de Parisiens. Les députés républicains font fermer la salle et se rendent en cortège à l’Hôtel de ville.
Gambetta proclame la République.
Le peuple a devancé la Chambre qui hésitait. Pour sauver la Patrie en danger, il a demandé la République qui a vaincu l’invasion en 1792 : elle est proclamée, et cette révolution est faite au nom du droit et du salut public. Citoyens, veillez sur la cité qui vous est confiée ; demain, vous serez avec l'armée des vengeurs de la Patrie.
Un gouvernement provisoire, composé de députés républicains élus de Paris est formé. Il donne les pleins pouvoirs au général Trochu, gouverneur de Paris, pour organiser la défense nationale.
Gravure anonyme, L'Ex-empereur Napoléon iii se fait prendre à Sedan et livre aux Prussiens une armée française de 80 000 hommes (Musée Carnavalet, Paris) RMN/Jean–Gilles Berizzi
Photographie anonyme, 1871 Musée d'art et d'histoire - Saint-Denis, cliché : Irène Andréani.
Caricature d'Alfred Le Petit parue dans Le Grelot, 1872 Collection Kharbine-Tapabor
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Le 15 Octobre 2010
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