A. Un phénomène en expansion mais qui reste limité
- Les mobilités humaines ne cessent d'augmenter, grâce à la baisse des coûts de transport et à la diffusion de l'information par les médias. Les frontières semblent désormais perméables.
- Les flux migratoires restent principalement internes aux États (740 millions de personnes). Les migrations internationales ne représentent que 3 % de la population mondiale. Parmi ces migrations, les flux Sud-Nord (62 millions de migrants) et Sud-Sud (61 millions de migrants) sont les plus importants.
- On compte un milliard de touristes dans le monde en 2010 (doc. 2). Les flux touristiques se diversifient, en ce qui concerne les destinations d'arrivée et l'origine géographique des touristes.
B. Les raisons du départ
- Les migrants sont avant tout à la recherche de meilleures conditions de vie (doc. 1). Le brain drain concerne les pays développés comme les pays en développement.
- Les migrations sont aussi liées à des facteurs politiques. En 2009, près de 40 millions de personnes ont été exilées ou déplacées de force dans une région ou un État voisin (350 milliards de dollars en 2010).
C. Les conséquences des mobilités sur les lieux de départ et d'arrivée
- Les métropoles (chapitre 18) accueillent une grande partie des migrants, qui se regroupent souvent dans des quartiers selon leur origine pour recréer une communauté d'entraide. Dans les pays d'immigration, les politiques de contrôle migratoire se durcissent (doc. 4).
- Les migrants gardent un lien avec leur région d'origine en y envoyant des capitaux : ces transferts financiers sont un des effets les plus importants des migrations sur les pays de départ (350 milliards de dollars en 2010).
- L'accueil des touristes nécessite des aménagements et des investissements importants qui modifient les espaces (doc. 5).
Pour les plus âgées des infirmières, la migration dans le Golfe permet de s’assurer un avenir plus prospère une fois revenues au pays ; pour les plus jeunes, cette migration est vue comme une étape avant une migration vers l’Occident. Dans tous les cas, les familles encouragent filles ou épouses à partir pour le Golfe en raison des bénéfices immédiats qu’elles en retirent mais aussi parce que cela s’inscrit dans leurs stratégies d’ascension sociale.
D’après Marie Percot, « Les infirmières indiennes émigrées dans les pays du Golfe : de l’opportunité à la stratégie », revue REMI, vol. 21, no 1, 2005
- l'un, de direction Sud-Nord, relève de la migration de main d'œuvre attirée par le dynamisme économique de la région […]. Les travailleurs viennent d'Afrique (notamment du Maroc) et d'Amérique latine ;
- l'autre, de direction Nord-Sud, a pour origine les pays [d’Europe occidentale]. Les migrants choisissent les Baléares, attirés par le climat, l'accessibilité (fréquence des relations aériennes), les conditions économiques favorables. Ce courant associe trois composantes : une migration [vers des résidences] ayant comme objectif le repos et les loisirs, concernant des personnes âgées, retraitées ou pré-retraitées, une migration de travail liée aux activités de service en direction des touristes et des résidents étrangers, enfin une migration, avec un double objectif, résidence et activité, fondée sur le télé-travail que facilite le haut niveau d'innovation technologique et d'équipement en nouveaux moyens de communication des îles.
D’après Pere A. Salvà-Tomàs, « Développement du tourisme et immigration étrangère dans les îles Baléares », revue REMI, vol. 18, n°1, 2002
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Le 15 Octobre 2010
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