Michelin est une entreprise française, créée en 1889 à Clermont-Ferrand par les frères Michelin. C'est alors une petite entreprise familiale de pneumatiques. En un siècle, Michelin est devenu le no 1 mondial du pneu. C'est aujourd'hui une firme transnationale qui emploie plus de 100 000 personnes dans 19 pays du monde. Elle vend ses pneus, cartes, guides dans plus de 170 pays et génère un chiffre d'affaires de près de 15 milliards d'euros par an.
Comment une entreprise familiale devient-elle une firme transnationale ? Quelles sont les stratégies de développement de la firme, à toutes les échelles ?
Créée en 1979, l'usine Michelin de Campo Grande s'est progressivement agrandie jusqu'à devenir aujourd'hui un des plus grands sites de la firme à travers le monde, employant près de 3 000 personnes à des salaires inférieurs à ceux pratiqués en France. Ricardo MAROTA/MICHELIN
Michel Rollier, patron du géant du pneu, investit à l’étranger, tout en pariant sur l’amélioration de la productivité des sites français.
Des trois grands industriels français de l’automobile, Michelin est le plus engagé dans la mondialisation…
L’internationalisation est une tradition qui remonte à 1905. Nous étions déjà présents aux États-Unis avant 1929, et nous y sommes retournés il y a plus de trente ans. À titre d’exemple, nous sommes le leader dans les pneus de remplacement pour voitures de tourisme en Chine. Nous allons lancer en novembre au Brésil une usine de pneus pour engins de génie civil.
Comment se situe la France au sein de l’entreprise globale Michelin ?
Le marché français pèse moins de 5 % de nos ventes mondiales, en croissance de 1 à 2 % par an. Mais, d’un point de vue industriel, c’est un maillon important de notre dispositif. Nous y employons plus de 25 000 personnes, et 70 % des pneus fabriqués en France sont exportés.
Où se trouvent désormais les opportunités de croissance ?
La plus forte croissance se trouve à l’Est, en Asie et en Europe de l’Est. […] En valeur absolue, nos principaux marchés sont toujours en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, où se situent nos grands centres de production.
Où se situent les sites français sur l’échelle de la productivité du groupe ?
Nos usines françaises ne sont pas dans le peloton de tête de nos sites les plus performants, qui se trouvent en Amérique du Nord, en Allemagne et en Espagne, trois pays où la main-d’œuvre est coûteuse. Michelin a besoin de gens qualifiés. […] Mais il y a des limites. Si la main-d’œuvre représente 40 % des coûts de production, il n’y a qu’une solution : la délocalisation. Si elle n’en représente que 15 %, alors il est possible de rester très compétitif face aux pays émergents, à condition de prendre en compte le coût et la complexité du transport. […] Nous ne quitterons jamais la France. Nos effectifs vont probablement diminuer, et nous n’y ouvrirons sans doute plus d’usines. Mais nous voulons continuer d’y fabriquer plus de pneus. […] Le cœur de notre recherche et de notre savoir-faire est à Clermont-Ferrand. Et cela ne peut être déplacé.
Jean-Luc Barberi, « Le cœur du savoir-faire de Michelin restera ici », L'Expansion, 1er septembre 2007
Première campagne de publicité lancée par Michelin en 1898 qui marque la naissance du personnage de la marque, Bibendum. Photos12.com-Michelin
Le personnage de Bibendum, plus communément appelé bonhomme Michelin, a été créé en 1898. Depuis lors, il est l'image de la marque partout dans le monde, à l'exemple de cette publicité lancée en 2009. http://www.creads.org/blog/wp-content/uploads/2009/10/campagne_michelin.jpgL MICHELIN
Le groupe de pneumatique Michelin pourrait investir environ 1 milliard d’euros en 10 ans en Inde, rapporte jeudi 18 juin le journal indien The Economic Times.
Or, cette information est publiée au lendemain de l’annonce de la suppression de 1 093 postes dès 2010 en France, de la fermeture de l’usine de Noyelles-lès-Seclin, et d’un plan de départs volontaires dans toute la France sur trois ans (2010-2012) pour 1 800 salariés.
Retrouvez l'article en intégralité sur le site du Nouvel Obs
« Michelin pourrait investir 1 milliard d’euros en Inde », rédaction, 2010, Nouvelobs.com
Près de 800 millions de véhicules dans le monde aujourd’hui, et ce chiffre pourrait doubler à l’horizon 2030 ! Augmenter la durée de vie des pneumatiques, réduire la consommation de carburant pour alléger l’impact sur l’environnement, trouver de nouveaux matériaux : ces défis sont pour Michelin autant d’opportunités de valoriser son avance technologique et les progrès apportés par ses solutions.
Le pneu vert, dont Michelin est l’inventeur et le premier producteur mondial, a permis de réduire à la fois la facture énergétique des conducteurs et les rejets de gaz toxiques.
Le renchérissement des matières premières, à commencer par le caoutchouc naturel, incite à la performance des processus de production, à une maîtrise toujours plus poussée de la qualité des produits qui, elle-même, contribue à satisfaire et fidéliser les clients. « Faire bon du premier coup », ce mot d’ordre de toujours chez Michelin est plus que jamais d’actualité.
Le Groupe cherche aussi à préserver l’environnement tout au long du cycle de vie des pneus en augmentant leur longévité, en développant le rechapage 1qui économise d’autant les matières premières et l’énergie entrant dans leur fabrication.
D'après le site : http://www.michelin.com
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Le 15 Octobre 2010
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