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Histoire, Géographie, Éducation civique 4e

Leçon 2

Situations différentes, défis communs

Leçon

A. Migrations et urbanisation

  • À l'échelle nationale, les contrastes de développement sont importants entre les villes et les campagnes. L'urbanisation s'accélère, facilitée par l'exode rural et la croissance démographique. Les nouveaux urbains agrandissent souvent les bidonvilles (doc. 2). Les villes côtières sont d'importants foyers d'émigration. La misère, notamment rurale, est un facteur important à l'origine de ces mouvements migratoires (chapitre 17).

B. Le rôle essentiel de l'aide internationale

  • Le statut de PMA permet d'obtenir des aides coordonnées par les institutions internationales : allègement de la dette, souvent très importante, aide publique au développement (APD), assistance technique, préférences commerciales. Les PMA accueillent ainsi un tiers de l'APD venant des pays riches, soit 120 milliards de dollars en 2008.
  • L'ONU a placé ces pays comme prioritaires dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) afin de réduire de moitié la pauvreté dans le monde d'ici 2015. D'autres acteurs, comme les ONG, interviennent également pour aider les populations, soit au quotidien, ou pour surmonter des situations extrêmes (guerre, famine).
  • Cependant, des contestations apparaissent face au modèle économique imposé par le FMI. Certains pays n'hésitent plus à emprunter des chemins différents (doc. 4).

C. Des perspectives de développement

  • Si seulement trois pays ont quitté la liste des PMA pour rentrer dans la catégorie des pays à IDH moyen, le développement progresse dans les pays les plus pauvres, selon les indicateurs du PNUD. Le développement est plus rapide dans les pays asiatiques que dans les pays africains (chapitre 21).
  • Une classe moyenne émerge cependant en Afrique, y compris dans les PMA (doc. 3). Le tourisme, l'industrialisation, l'amélioration de l'agriculture y sont des leviers de développement et permettent aux PMA de s'intégrer diversement aux dynamiques de la mondialisation dont ils ne sont pas exclus.

Documents

 

PORT-AU-PRINCE — L’épidémie de choléra, qui sévit depuis la mi-octobre en Haïti, continuait de prendre de l’ampleur dimanche, le bilan atteignant 917 morts dans le pays le plus pauvre des Amériques, où de nombreux sinistrés du séisme de janvier vivent toujours dans des conditions précaires. […] Le département de l’Artibonite (nord), foyer de l’épidémie, reste la région la plus touchée avec un total de 595 morts depuis la mi-octobre, selon les données publiées par le ministère de la Santé.

La maladie continue aussi de progresser à Port-au-Prince, la capitale, avec 27 morts recensés contre 13 selon le précédent bilan. Les autorités redoutent que l’épidémie ne fasse des ravages dans la ville surpeuplée où plus d’un million d’habitants vivent dans des conditions sanitaires très précaires depuis le séisme du 12 janvier qui a fait 250 000 morts […].

L’ONU a lancé vendredi un appel de fonds d’urgence de 163,8 millions de dollars (120 millions d’euros) pour « éviter d’être dépassée » par l’épidémie. L’organisation s’attend à ce que près de « 200 000 personnes montrent des symptômes du choléra, allant de diarrhées légères à une déshydratation sévère ».



« Haïti : l’épidémie de choléra poursuit sa progression, 917 morts recensés », L’Express, le 14 novembre 2010

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La croissance urbaine à Kampala (Ouganda)

Images of Africa Photobank/Alamy

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Café dans un quartier moderne d'Addis-Abeba (Éthiopie)

Per-Anders Petterson/Cosmos

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Après une grave famine, le Malawi a décidé de subventionner son agriculture contre l’avis des bailleurs de fonds internationaux. Ce petit pays d’Afrique australe est aujourd’hui autosuffisant.

L’exemple du Malawi pourrait amener les pays pauvres à remettre en question le bien-fondé des politiques imposées par les bailleurs de fonds. En effet, les principaux partenaires financiers du pays se bousculent aujourd’hui pour soutenir le programme de subventions agricoles du pays, alors que, trois ans plus tôt, ils s’étaient retirés parce que le gouvernement malawite avait fait fi de leurs conseils. Jeff Luhanga, responsable des services de développement agricole, nous a expliqué que l’État, un des plus pauvres d’Afrique, avait à l’époque pris une décision inhabituelle et déclaré aux donateurs qu’ils se trompaient au sujet des subventions agricoles. « Nous leur avons dit qu’ils avaient tort et que nous avions raison, et ils sont partis quand nous avons continué à appliquer notre programme . » […]

Quand la décision de mettre en place les subventions a été prise, en 2005, le Malawi était en proie à la pire sécheresse qu’il ait jamais connue [...]. Des comités de développement rural furent établis dans les villages pour déterminer les bénéficiaires du programme qui prévoyait de subventionner environ 1,5 million d’agriculteurs démunis afin qu’ils cultivent au moins un quart d’hectare de maïs. La production atteignit 3,6 millions de tonnes de maïs, soit plus du double du 1,6 million de tonnes dont le pays a besoin. […] « Soudain, il y avait du maïs en abondance, les queues ont disparu, les réserves étaient pleines, les prix se sont stabilisés et la question était désormais : qu’allons nous faire de cet excédent ? » Le gouvernement a alors mobilisé la Société de développement et de commercialisation agricole (ADMARC), afin qu’elle achète le maïs aux agriculteurs, le stocke en vue d’une utilisation ultérieure et pour les réserves stratégiques nationales. […]

L’économie malawite affiche une croissance positive depuis 2006 et a atteint cette année le taux impressionnant de 7 %, phénomène attribué au secteur agricole. Le gouvernement cherche à présent à consolider la production agricole en formant les agriculteurs à des techniques modernes comme l’irrigation et l’utilisation de semences hybrides, et à la gestion d’entreprise.



Source AFP : Catherine Riungu, « Un modèle agricole pour l’Afrique », Courrier international, 30 novembre 2008

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