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Histoire, Géographie, Éducation civique 4e

Etude de cas 2

La justice qui protège

La justice ne sert pas qu'à punir : son rôle essentiel est de protéger les jeunes en danger face à la maltraitance, de les aider également face aux difficultés de la vie comme le divorce des parents.

Comment la justice vient-elle en aide aux mineurs en danger ?

Documents

 

Un mercredi, 15 heures, cité judiciaire de Rennes, permanence des avocats membres du groupe de défense des mineurs.
 

  • Stéphane, 6 ans et demi : « Je ne veux pas divorcer. Je veux garder ma maison, mon chat, ma sœur, mes copains et mes jouets. Je vais le dire au juge ! » […]
  • Pierre, 15 ans : « Je veux vivre avec ma mère, si on ne m’écoute pas, je partirai ». […]

J’explique : « L’enfant mineur ne divorce pas, il ne sera pas convoqué par le juge. Il ne sera pas partie à cette procédure, car les enfants n’ont pas à prendre parti. Seuls les parents seront présents pour dire leur souhait. Il va falloir fixer la résidence habituelle de l’enfant, le droit de visite et d’hébergement de celui chez qui il ne résidera pas, ainsi que la contribution financière à son entretien.

Si les parents parviennent à un accord conforme à l’intérêt de l’enfant, le juge l’homologuera. À défaut d’accord, le juge devra décider. Son seul guide sera l’intérêt de l’enfant. [Il] pourra apprécier objectivement les choses au travers des éléments qui lui seront transmis par les deux parents. Si ces éléments ne sont pas suffisants pour lui permettre de prendre une décision, il pourra recueillir l’avis d’une personne étrangère à la famille, spécialement désignée pour rencontrer toutes les personnes concernées, y compris les enfants, et dire ce qui lui semble le plus souhaitable. […]

Pierre persiste dans sa volonté d’être entendu directement par le juge. […] Je lui lis donc l’article 388-1 du Code civil. « Dans toute procédure le concernant, le mineur capable de discernement peut […] être entendu par le juge ou par la personne désignée par le juge à cet effet. Lorsque le mineur en fait la demande, son audition ne peut être écartée que par une décision spécialement motivée. Il peut être entendu seul, avec un avocat ou une personne de son choix […]. »

J’explique à Pierre qu’il s’agit d’une simple demande d’audition, que le juge n’est pas obligé de l’entendre, et que même s’il l’entend, il ne suivra pas nécessairement son avis. […] Pierre me demande alors de faire le nécessaire. […] Il a un droit et entend l’exercer.

Témoignage d’une avocate — Tribunal de grande instance de Rennes.



Extrait du magazine Questions de Justice no 1, mai 2001, édité par l’ARAP et disponible sur le site du parlement de Bretagne

{"id":"7276","resType":"text","gutType":"65","title":"Les enfants face au divorce de leurs parents : un cas fr\u00e9quent","datas":{"content":"<p class=\"documents-doc-chapeau\">Un mercredi, 15 heures, cit\u00e9 judiciaire de Rennes, permanence des avocats membres du groupe de d\u00e9fense des mineurs.<br \/>&nbsp;<\/p>\r\n<ul>\r\n<li class=\"documents-doc-liste-ed-civ\">St\u00e9phane, 6 ans et demi : &laquo; Je ne veux pas divorcer. Je veux garder ma maison, mon chat, ma s\u0153ur, mes copains et mes jouets. Je vais le dire au juge ! &raquo; [&hellip;]<\/li>\r\n<li class=\"documents-doc-liste-ed-civ\">Pierre, 15 ans : &laquo; Je veux vivre avec ma m\u00e8re, si on ne m&rsquo;\u00e9coute pas, je partirai &raquo;. [&hellip;]<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p class=\"documents-doc-courant\">J&rsquo;explique : &laquo; L&rsquo;enfant mineur ne divorce pas, il ne sera pas convoqu\u00e9 par le juge. Il ne sera pas partie \u00e0 cette proc\u00e9dure, car les enfants n&rsquo;ont pas \u00e0 prendre parti. Seuls les parents seront pr\u00e9sents pour dire leur souhait. Il va falloir fixer la r\u00e9sidence habituelle de l&rsquo;enfant, le droit de visite et d&rsquo;h\u00e9bergement de celui chez qui il ne r\u00e9sidera pas, ainsi que la contribution financi\u00e8re \u00e0 son entretien.<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-courant\">Si les parents parviennent \u00e0 un accord conforme \u00e0 l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de l&rsquo;enfant, le juge l&rsquo;homologuera. &Agrave; d\u00e9faut d&rsquo;accord, le juge devra d\u00e9cider. Son seul guide sera l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de l&rsquo;enfant. [Il] pourra appr\u00e9cier objectivement les choses au travers des \u00e9l\u00e9ments qui lui seront transmis par les deux parents. Si ces \u00e9l\u00e9ments ne sont pas suffisants pour lui permettre de prendre une d\u00e9cision, il pourra recueillir l&rsquo;avis d&rsquo;une personne \u00e9trang\u00e8re \u00e0 la famille, sp\u00e9cialement d\u00e9sign\u00e9e pour rencontrer toutes les personnes concern\u00e9es, y compris les enfants, et dire ce qui lui semble le plus souhaitable. [&hellip;]<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-courant\">Pierre persiste dans sa volont\u00e9 d&rsquo;\u00eatre entendu directement par le juge. [&hellip;] Je lui lis donc l&rsquo;article 388-1 du <span class=\"g-n-ral-ref\">Code civil<\/span>. &laquo; Dans toute proc\u00e9dure le concernant, le mineur capable de discernement peut [&hellip;] \u00eatre entendu par le juge ou par la personne d\u00e9sign\u00e9e par le juge \u00e0 cet effet. Lorsque le mineur en fait la demande, son audition ne peut \u00eatre \u00e9cart\u00e9e que par une d\u00e9cision sp\u00e9cialement motiv\u00e9e. Il peut \u00eatre entendu seul, avec un avocat ou une personne de son choix [&hellip;]. &raquo;<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-courant\">J&rsquo;explique \u00e0 Pierre qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une simple demande d&rsquo;audition, que le juge n&rsquo;est pas oblig\u00e9 de l&rsquo;entendre, et que m\u00eame s&rsquo;il l&rsquo;entend, il ne suivra pas n\u00e9cessairement son avis. [&hellip;] Pierre me demande alors de faire le n\u00e9cessaire. [&hellip;] Il a un droit et entend l&rsquo;exercer.<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-origine\">T\u00e9moignage d&rsquo;une avocate &mdash; Tribunal de grande instance de Rennes.<\/p>","title":"","complements":null,"credits":null,"credits2":null,"license":null,"source":"0","origine":"","caption":"Extrait du magazine <span class=\"g-n-ral-ref\">Questions de Justice no 1<\/span>, mai 2001, &eacute;dit&eacute; par l&rsquo;ARAP et disponible sur le site du parlement de Bretagne"},"rubric_order":null}

 

Hors situation d’urgence

Situation d’urgence

Le juge se prononce sur :

> les modalités de l’exercice de l’autorité parentale ;

> le droit de visite et l’hébergement ;

> la contribution due pour l’entretien des enfants et leur éducation par le parent chez lequel les enfants ne résident pas habituellement ou qui n’exerce pas l’autorité parentale (Art. 256 du Code civil).II peut également décider de confier les enfants à un tiers.

Le juge peut autoriser l’époux demandeur à résider séparément s’il y a lieu avec ses enfants mineurs (Art.257 du Code civil).

À titre exceptionnel et si l’intérêt des enfants l’exige, le juge peut décider de fixer leur résidence soit chez une autre personne choisie de préférence dans leur parenté, soit, si cela s’avérait impossible, dans un établissement d’éducation 
(Art. 287-1 du Code civil).



{"id":"7277","resType":"text","gutType":"65","title":"Le r\u00f4le du juge des affaires familiales dans le cadre d'une proc\u00e9dure de divorce","datas":{"content":"<table id=\"table-1\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"background-color: #ff7a03; color: white; border: 1px solid white;\">\n<p class=\"encart-encart-contenu\" style=\"background-color: #ff7a03; color: white;\">Hors situation d\u2019urgence<\/p>\n<\/td>\n<td style=\"background-color: #ff7a03; color: white; border: 1px solid white;\">\n<p class=\"encart-encart-contenu\" style=\"background-color: #ff7a03; color: white;\">Situation d\u2019urgence<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border: 1px solid grey;\">\n<p class=\"basic-paragraph\">Le juge se prononce sur&nbsp;:<\/p>\n<p class=\"basic-paragraph\"><span class=\"important-imp-noir\">&gt;<\/span> les modalit\u00e9s de l\u2019exercice de l\u2019autorit\u00e9 parentale ;<\/p>\n<p class=\"basic-paragraph\"><span class=\"important-imp-noir\">&gt;<\/span> le droit de visite et l\u2019h\u00e9bergement ;<\/p>\n<p class=\"basic-paragraph\"><span class=\"important-imp-noir\">&gt;<\/span> la contribution due pour l\u2019entretien des enfants et leur \u00e9ducation par le parent chez lequel les enfants ne r\u00e9sident pas habituellement ou qui n\u2019exerce pas l\u2019autorit\u00e9 parentale (Art. 256 du Code civil).II peut \u00e9galement d\u00e9cider de confier les enfants \u00e0 un tiers.<\/p>\n<\/td>\n<td style=\"border: 1px solid grey;\">\n<p class=\"basic-paragraph\">Le juge peut autoriser l\u2019\u00e9poux demandeur \u00e0 r\u00e9sider s\u00e9par\u00e9ment s\u2019il y a lieu avec ses enfants mineurs (Art.257 du Code civil).<\/p>\n<p class=\"basic-paragraph\">\u00c0 titre exceptionnel et si l\u2019int\u00e9r\u00eat des enfants l\u2019exige, le juge peut d\u00e9cider de fixer leur r\u00e9sidence soit chez une autre personne choisie de pr\u00e9f\u00e9rence dans leur parent\u00e9, soit, si cela s\u2019av\u00e9rait impossible, dans un \u00e9tablissement d\u2019\u00e9ducation&nbsp;<br>(Art. 287-1 du Code civil).<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>","title":"","complements":null,"credits":null,"credits2":null,"license":null,"source":"0","origine":"&nbsp;","caption":"&nbsp;"},"rubric_order":null}

 

Le procès pour « violence » et « abandon » des parents du petit Dylan, accusés d’avoir maltraité pendant des années leur fils jusqu’à ses 7 ans parce qu’ils le trouvaient « difficile » s’est déroulé en juin 2010 devant le tribunal correctionnel de Rodez.
 

Les faits

En août 2008, la Protection Maternelle Infantile (PMI) avait signalé au juge pour enfants de Rodez la non scolarisation de Dylan. Les parents, convoqués, n’ayant jamais répondu, la police intervient le 5 mars 2009 et découvre Dylan dans une chambre verrouillée de l’extérieur n’ayant pour meuble qu’un matelas imbibé d’urine. Dylan est alors confié à une famille d’accueil et ses parents placés en détention provisoire.

Le procès et son déroulement

Le père comparaît devant le tribunal pour « violences habituelles sur mineur de moins de 15 ans » et « abandon matériel et moral ». La mère est poursuivie pour « non empêchement » et « abandon matériel et moral ». La grand-mère et un voisin sont accusés de « non assistance à personne en danger ».

« Avec le recul, c’était comme une prison, il ne manquait plus que les barreaux », avoue la mère. Et les punitions pleuvent : quand le père rentre, le soir, la mère lui raconte : « Dylan il a fait ça, ça et ça. C’est moi qui punissais l’enfant parce qu’elle ne le faisait pas », décrit le père. À quelle fréquence ? « Régulièrement, mais pas tous les jours. Je lui mettais deux, trois fessées, un coup de poing sur l’épaule, quelques tapes. »

Le verdict

Le père est condamné à 4 ans de prison, dont un avec sursis ; la mère à 3 ans de prison, dont 18 mois avec sursis ; un an avec sursis contre la grand-mère et 6 mois avec sursis pour le voisin. Dylan reste en famille d’accueil.



« Un procès de la maltraitance : l’affaire du petit Dylan », résumé des faits avec Midi Libre du 12 juin 2010

{"id":"1751","resType":"text","gutType":"65","title":"Les enfants face \u00e0 la maltraitance : l'affaire du petit Dylan","datas":{"content":"<p class=\"documents-doc-chapeau\">Le proc\u00e8s pour &laquo; violence &raquo; et &laquo; abandon &raquo; des parents du petit Dylan, accus\u00e9s d&rsquo;avoir maltrait\u00e9 pendant des ann\u00e9es leur fils jusqu&rsquo;\u00e0 ses 7 ans parce qu&rsquo;ils le trouvaient &laquo; difficile &raquo; s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9 en juin 2010 devant le tribunal correctionnel de Rodez.<br \/>&nbsp;<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-titre\">Les faits<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-courant\">En ao\u00fbt 2008, la Protection Maternelle Infantile (PMI) avait signal\u00e9 au juge pour enfants de Rodez la non scolarisation de Dylan. Les parents, convoqu\u00e9s, n&rsquo;ayant jamais r\u00e9pondu, la police intervient le 5 mars 2009 et d\u00e9couvre Dylan dans une chambre verrouill\u00e9e de l&rsquo;ext\u00e9rieur n&rsquo;ayant pour meuble qu&rsquo;un matelas imbib\u00e9 d&rsquo;urine. Dylan est alors confi\u00e9 \u00e0 une famille d&rsquo;accueil et ses parents plac\u00e9s en d\u00e9tention provisoire.<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-titre\">Le proc\u00e8s et son d\u00e9roulement<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-courant\">Le p\u00e8re compara\u00eet devant le tribunal pour &laquo; violences habituelles sur mineur de moins de 15 ans &raquo; et &laquo; abandon mat\u00e9riel et moral &raquo;. La m\u00e8re est poursuivie pour &laquo; non emp\u00eachement &raquo; et &laquo; abandon mat\u00e9riel et moral &raquo;. La grand-m\u00e8re et un voisin sont accus\u00e9s de &laquo; non assistance \u00e0 personne en danger &raquo;.<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-courant\">&laquo; Avec le recul, c&rsquo;\u00e9tait comme une prison, il ne manquait plus que les barreaux &raquo;, avoue la m\u00e8re. Et les punitions pleuvent : quand le p\u00e8re rentre, le soir, la m\u00e8re lui raconte : &laquo; Dylan il a fait \u00e7a, \u00e7a et \u00e7a. C&rsquo;est moi qui punissais l&rsquo;enfant parce qu&rsquo;elle ne le faisait pas &raquo;, d\u00e9crit le p\u00e8re. &Agrave; quelle fr\u00e9quence ? &laquo; R\u00e9guli\u00e8rement, mais pas tous les jours. Je lui mettais deux, trois fess\u00e9es, un coup de poing sur l&rsquo;\u00e9paule, quelques tapes. &raquo;<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-titre\">Le verdict<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-courant\">Le p\u00e8re est condamn\u00e9 \u00e0 4 ans de prison, dont un avec sursis ; la m\u00e8re \u00e0 3 ans de prison, dont 18 mois avec sursis ; un an avec sursis contre la grand-m\u00e8re et 6 mois avec sursis pour le voisin. Dylan reste en famille d&rsquo;accueil.<\/p>","title":"","complements":null,"credits":"","credits2":null,"license":null,"source":"","origine":"d'apr\u00e8s plusieurs articles du Midi Libre, remont\u00e9s, modifi\u00e9s et compl\u00e9t\u00e9s.","caption":"&laquo; Un proc&egrave;s de la maltraitance : l&rsquo;affaire du petit Dylan &raquo;, r&eacute;sum&eacute; des faits avec <span class=\"g-n-ral-ref\">Midi Libre<\/span> du 12 juin 2010"},"rubric_order":null}

 

Les mesures de protection de l’enfance

  • Le juge des enfants peut, après avoir statué par jugement en Chambre du conseil et/ou pendant l’enquête, prendre à l’égard du mineur toutes mesures de protection nécessaires. Il peut décider la remise du mineur :

1. à ses père, mère et gardien ;

2. à un autre parent ou à une personne digne de confiance ;

3. à un établissement d’enseignement, d’éducation spécialisée ou de rééducation ;

4. à un établissement sanitaire de prévention de soins ou de cure ;

5. au service de l’Aide Sociale à l 'Enfance.

  • Il peut lorsque le mineur est laissé à ses parents ou gardien, ou lorsqu’il est l’objet d’une des mesures de garde provisoire prévues, charger un service d’observation, d’éducation ou de rééducation en milieu ouvert de suivre le mineur et sa famille. Il peut toutefois, s’il possède les éléments suffisants d’appréciation, n’ordonner aucune des mesures ou ne prescrire que certaines d’entre elles.


Extraits de l’ordonnance du 23 décembre 1958 relative à la protection de l’enfance en danger

{"id":"1801","resType":"text","gutType":"65","title":"L'ordonnance de 1958 renforce la protection des mineurs","datas":{"content":"<p class=\"documents-doc-courant\"><span class=\"important-imp-noir\">Les mesures de protection de l&rsquo;enfance<\/span><\/p>\r\n<ul>\r\n<li class=\"documents-doc-liste-ed-civ\">Le <span><span class=\"vocWord\" data-id=\"3463\" data-orig=\"anVnZSBkZXMgZW5mYW50cw==\" data-alternative=\"\" data-def=\"bWFnaXN0cmF0IHNww6ljaWFsaXPDqSBkYW5zIGxlcyBwcm9ibMOobWVzIGRlIGwnZW5mYW5jZSwgZGFucyBsZSBkb21haW5lIHDDqW5hbCAoanVnZW1lbnQpIGNvbW1lIGNpdmlsIChwcm90ZWN0aW9uKS4=\">juge des enfants<\/span><\/span> peut, apr\u00e8s avoir statu\u00e9 par jugement en Chambre du conseil et\/ou pendant l&rsquo;enqu\u00eate, prendre \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard du mineur toutes mesures de protection n\u00e9cessaires. Il peut d\u00e9cider la remise du mineur :<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p class=\"documents-doc-courant\">1. \u00e0 ses p\u00e8re, m\u00e8re et gardien ;<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-courant\">2. \u00e0 un autre parent ou \u00e0 une personne digne de confiance ;<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-courant\">3. \u00e0 un \u00e9tablissement d&rsquo;enseignement, d&rsquo;\u00e9ducation sp\u00e9cialis\u00e9e ou de r\u00e9\u00e9ducation ;<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-courant\">4. \u00e0 un \u00e9tablissement sanitaire de pr\u00e9vention de soins ou de cure ;<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-courant\">5. au service de l&rsquo;Aide Sociale \u00e0 l 'Enfance.<\/p>\r\n<ul>\r\n<li class=\"documents-doc-liste-ed-civ\">Il peut lorsque le mineur est laiss\u00e9 \u00e0 ses parents ou gardien, ou lorsqu&rsquo;il est l&rsquo;objet d&rsquo;une des mesures de garde provisoire pr\u00e9vues, charger un service d&rsquo;observation, d&rsquo;\u00e9ducation ou de r\u00e9\u00e9ducation en milieu ouvert de suivre le mineur et sa famille. Il peut toutefois, s&rsquo;il poss\u00e8de les \u00e9l\u00e9ments suffisants d&rsquo;appr\u00e9ciation, n&rsquo;ordonner aucune des mesures ou ne prescrire que certaines d&rsquo;entre elles.<\/li>\r\n<\/ul>","title":"","complements":null,"credits":"","credits2":null,"license":null,"source":"","origine":"texte officiel","caption":"Extraits de l&rsquo;<span class=\"g-n-ral-ref\">ordonnance du 23 d&eacute;cembre 1958<\/span> relative &agrave; la protection de l&rsquo;enfance en danger"},"rubric_order":null}

 
{"id":"7280","resType":"illus","gutType":"63","title":"La proc\u00e9dure \u00e9ducative des mineurs en danger","datas":{"credits":null,"license":"0","source":"","caption":"","description":"Refaire le sch\u00e9ma suivant.\r\n\r\nadresse pour une page plus nette, p8 du pdf : http:\/\/cij.valdoise.fr\/media\/media50420.pdf","thumb":"\/upload\/deborah\/thumb.small.p15so1dnlb1ebaihi1toq8s4n471.jpg","medium":"\/upload\/deborah\/p15so1dnlb1ebaihi1toq8s4n471.jpg","max":"\/upload\/deborah\/max.p15so1dnlb1ebaihi1toq8s4n471.jpg"},"rubric_order":null}
{"id":"7283","resType":"illus","gutType":"63","title":"Un nombre important de jeunes pris en charge au titre de l'enfance en danger","datas":{"credits":null,"license":"0","source":"Minist\u00e8re de la Justice","caption":"","description":"Faire un diagramme circulaire \u00e0 partir de ces donn\u00e9es. Ne repr\u00e9senter que les chiffres suivants : \r\nNb total de mineurs pris en charge au titre de l'enfance en danger ou de la protection des jeunes mineurs : 291 000 mineurs.\r\n\r\nA l'int\u00e9rieur du camembert, distinguer 3 cat\u00e9gories :\r\n- 25 % = mineurs suivis par un service public ou associatif de la PJJ.\r\n73% = mineurs confi\u00e9s \u00e0 l'aide sociale \u00e0 l'enfance (ASE) ou au secteur priv\u00e9.\r\n2 % = mineurs suivis par des services publics ou associatifs de la PJJ dans le cadre de la protection des jeunes majeurs. ","thumb":"\/upload\/deborah\/thumb.small.p15so1eb8t1s951gkg1pc07ta7hg1.jpg","medium":"\/upload\/deborah\/p15so1eb8t1s951gkg1pc07ta7hg1.jpg","max":"\/upload\/deborah\/max.p15so1eb8t1s951gkg1pc07ta7hg1.jpg"},"rubric_order":null}
 

Analyse et argumentation

 
 

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