La force publique est composée de l'ensemble des représentants de l'État chargés du maintien de l'ordre public, de la sécurité et de l'exécution des lois (policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers, démineurs). Elle représente l'État de droit. Elle a un rôle essentiel dans la démocratie, car sans force publique, aucune loi ne serait respectée. Elle agit en complément de la justice : les gendarmes et les policiers travaillent avec les juges avant et après le procès.
Comment la force publique garantit-elle la sécurité des personnes et des biens ?
Le 15 octobre 2010 une coupure d'électricité affecte l'ensemble de la commune du Moule. Dans ces circonstances, une personne, demeurant dans un immeuble collectif près de la caserne de gendarmerie, utilise une bougie pour s'éclairer. Après avoir couché ses enfants, elle prend soin d'éteindre la mèche. Plus tard dans la soirée, le fils aîné se lève pour aller aux toilettes, rallume la bougie, la dépose sur un meuble de sa chambre avant de se rendormir. Quelques minutes plus tard, un incendie se déclare dans la pièce alors que l'ensemble des membres de la famille est plongé dans un profond sommeil.
Vers 23 h 10, un sous-officier est intrigué par une odeur de fumée qui se répand dans le quartier. Il s'empresse, avec un gendarme adjoint volontaire et deux connaissances civiles, de prospecter les alentours. Ils constatent rapidement qu'une fumée s'échappe d'un appartement de l'immeuble voisin. Après avoir localisé le foyer de l'incendie, ils agissent avec rapidité pour réveiller, alerter, évacuer et mettre en sécurité non seulement les occupants de l'appartement en feu mais également l'ensemble des locataires de la cage d'escalier déjà envahie par une épaisse fumée.
Munis d'extincteurs, ils s'engouffrent à nouveau dans l'immeuble pour tenter de circonscrire le feu dans l'appartement. En attendant l'arrivée des pompiers, ils s'assurent de l'évacuation des derniers occupants, établissent un périmètre de sécurité et font évacuer les véhicules du parking pour faciliter l'intervention des secours.
Crédit Gendarmerie Nationale, novembre 2010
Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 1789
Jérôme Durand est policier référent depuis six mois, dans les Hauts-de-Seine. Une mission qui recouvre plusieurs volets. En amont, il effectue des diagnostics de sûreté pour améliorer la protection des locaux scolaires, prévenir les dégradations ou la délinquance. Il intervient également dans les classes pour expliquer la loi.
À chaque incident sérieux, les établissements sollicitent le policier, à l'instar de Marie-Flore Borghese, principale du collège Bel-Air. « En novembre dernier, j’ai appris qu’un cinquième rackettait ses camarades sur le chemin de l’école. J’ai alerté le policier référent et le collégien a été convoqué avec ses parents au commissariat. Les élèves en ont parlé dans l’établissement, ça a un effet dissuasif. » Les vingt-six policiers référents déployés dans les Hauts-de-Seine s’inscrivent dans un dispositif pilote qui attribue à chaque collège ou lycée du département un interlocuteur privilégié pour tous les problèmes d’ordre public ou de sécurité.
À la demande de directeurs d’école, il intervient aussi dans les classes pour expliquer la loi : « Les élèves ont souvent l'illusion qu'elle s'arrête à la porte de l'école ; certains sont étonnés d'apprendre qu'un racket à la récré peut déboucher sur une sanction plus sérieuse qu'une heure de colle ou un renvoi. » Il profite aussi de ces rencontres pour aborder les dangers liés à la toxicomanie.
D’après Frédéric Brillet, « Un flic à l’école », Le Journal du Dimanche, Scoop, mars 2009
Dès 7 heures, les forces de l’ordre avaient mis des barrages en place autour de la zone et un hélicoptère de la Sécurité civile ne cessait de tournoyer autour de la zone évacuée dans la matinée. Sous la grisaille et quelques flocons de neige, des habitants ont afflué en navette ou par leurs propres moyens vers le centre des congrès aménagé pour les recevoir (avec cafétéria, salle de projection, salle de repos, salle de jeux…) jusqu’à 17 heures
L’engin à désamorcer, une bombe de 500 kg dont 265 d’explosif, avait été retrouvé fin janvier en plein centre-ville, à l’occasion d’un chantier sur le campus universitaire. Pour le neutraliser, il a fallu fermer une zone de 800 mètres de rayon, incluant le petit quartier touristique de Vaugueux. Deux démineurs doivent opérer vers 13 heures pour 45 à 90 minutes.
« Bombe de l’Université, les évacués au centre des congrès », Ouest France, 14 février 2010
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Le 15 Octobre 2010
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