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Histoire, Géographie, Éducation civique 4e

Etude de cas 1

La force publique et ses missions complémentaires : prévenir et faire…

La force publique est composée de l'ensemble des représentants de l'État chargés du maintien de l'ordre public, de la sécurité et de l'exécution des lois (policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers, démineurs). Elle représente l'État de droit. Elle a un rôle essentiel dans la démocratie, car sans force publique, aucune loi ne serait respectée. Elle agit en complément de la justice : les gendarmes et les policiers travaillent avec les juges avant et après le procès.

Comment la force publique garantit-elle la sécurité des personnes et des biens ?

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Le 15 octobre 2010 une coupure d'électricité affecte l'ensemble de la commune du Moule. Dans ces circonstances, une personne, demeurant dans un immeuble collectif près de la caserne de gendarmerie, utilise une bougie pour s'éclairer. Après avoir couché ses enfants, elle prend soin d'éteindre la mèche. Plus tard dans la soirée, le fils aîné se lève pour aller aux toilettes, rallume la bougie, la dépose sur un meuble de sa chambre avant de se rendormir. Quelques minutes plus tard, un incendie se déclare dans la pièce alors que l'ensemble des membres de la famille est plongé dans un profond sommeil.

Vers 23 h 10, un sous-officier est intrigué par une odeur de fumée qui se répand dans le quartier. Il s'empresse, avec un gendarme adjoint volontaire et deux connaissances civiles, de prospecter les alentours. Ils constatent rapidement qu'une fumée s'échappe d'un appartement de l'immeuble voisin. Après avoir localisé le foyer de l'incendie, ils agissent avec rapidité pour réveiller, alerter, évacuer et mettre en sécurité non seulement les occupants de l'appartement en feu mais également l'ensemble des locataires de la cage d'escalier déjà envahie par une épaisse fumée.

Munis d'extincteurs, ils s'engouffrent à nouveau dans l'immeuble pour tenter de circonscrire le feu dans l'appartement. En attendant l'arrivée des pompiers, ils s'assurent de l'évacuation des derniers occupants, établissent un périmètre de sécurité et font évacuer les véhicules du parking pour faciliter l'intervention des secours.



Crédit Gendarmerie Nationale, novembre 2010

{"id":"2262","resType":"text","gutType":"65","title":"Une intervention des forces publiques en Guadeloupe","datas":{"content":"<p class=\"documents-doc-courant\">Le 15 octobre 2010 une coupure d'&eacute;lectricit&eacute; affecte l'ensemble de la commune du Moule. Dans ces circonstances, une personne, demeurant dans un immeuble collectif pr&egrave;s de la caserne de gendarmerie, utilise une bougie pour s'&eacute;clairer. Apr&egrave;s avoir couch&eacute; ses enfants, elle prend soin d'&eacute;teindre la m&egrave;che. Plus tard dans la soir&eacute;e, le fils a&icirc;n&eacute; se l&egrave;ve pour aller aux toilettes, rallume la bougie, la d&eacute;pose sur un meuble de sa chambre avant de se rendormir. Quelques minutes plus tard, un incendie se d&eacute;clare dans la pi&egrave;ce alors que l'ensemble des membres de la famille est plong&eacute; dans un profond sommeil.<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-courant\">Vers 23&nbsp;h&nbsp;10, un sous-officier est intrigu&eacute; par une odeur de fum&eacute;e qui se r&eacute;pand dans le quartier. Il s'empresse, avec un gendarme adjoint volontaire et deux connaissances civiles, de prospecter les alentours. Ils constatent rapidement qu'une fum&eacute;e s'&eacute;chappe d'un appartement de l'immeuble voisin. Apr&egrave;s avoir localis&eacute; le foyer de l'incendie, ils agissent avec rapidit&eacute; pour r&eacute;veiller, alerter, &eacute;vacuer et mettre en s&eacute;curit&eacute; non seulement les occupants de l'appartement en feu mais &eacute;galement l'ensemble des locataires de la cage d'escalier d&eacute;j&agrave; envahie par une &eacute;paisse fum&eacute;e.<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-courant\">Munis d'extincteurs, ils s'engouffrent &agrave; nouveau dans l'immeuble pour tenter de circonscrire le feu dans l'appartement. En attendant l'arriv&eacute;e des pompiers, ils s'assurent de l'&eacute;vacuation des derniers occupants, &eacute;tablissent un p&eacute;rim&egrave;tre de s&eacute;curit&eacute; et font &eacute;vacuer les v&eacute;hicules du parking pour faciliter l'intervention des secours.<\/p>","title":"","complements":null,"credits":"","credits2":null,"license":null,"source":"","origine":"","caption":"Cr&eacute;dit Gendarmerie Nationale, novembre 2010"},"rubric_order":null}

 
Art. 12. — La garantie des droits de l'Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 1789

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La lutte contre l'insécurité routière

Glenn Harper/Alamy

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Jérôme Durand est policier référent depuis six mois, dans les Hauts-de-Seine. Une mission qui recouvre plusieurs volets. En amont, il effectue des diagnostics de sûreté pour améliorer la protection des locaux scolaires, prévenir les dégradations ou la délinquance. Il intervient également dans les classes pour expliquer la loi.

À chaque incident sérieux, les établissements sollicitent le policier, à l'instar de Marie-Flore Borghese, principale du collège Bel-Air. « En novembre dernier, j’ai appris qu’un cinquième rackettait ses camarades sur le chemin de l’école. J’ai alerté le policier référent et le collégien a été convoqué avec ses parents au commissariat. Les élèves en ont parlé dans l’établissement, ça a un effet dissuasif. » Les vingt-six policiers référents déployés dans les Hauts-de-Seine s’inscrivent dans un dispositif pilote qui attribue à chaque collège ou lycée du département un interlocuteur privilégié pour tous les problèmes d’ordre public ou de sécurité.

À la demande de directeurs d’école, il intervient aussi dans les classes pour expliquer la loi : « Les élèves ont souvent l'illusion qu'elle s'arrête à la porte de l'école ; certains sont étonnés d'apprendre qu'un racket à la récré peut déboucher sur une sanction plus sérieuse qu'une heure de colle ou un renvoi. » Il profite aussi de ces rencontres pour aborder les dangers liés à la toxicomanie.



D’après Frédéric Brillet, « Un flic à l’école », Le Journal du Dimanche, Scoop, mars 2009

{"id":"2263","resType":"text","gutType":"65","title":"La pr\u00e9vention en milieu scolaire","datas":{"content":"<p>J&eacute;r&ocirc;me Durand est policier r&eacute;f&eacute;rent depuis six mois, dans les Hauts-de-Seine. Une mission qui recouvre plusieurs volets. En amont, il effectue des diagnostics de s&ucirc;ret&eacute; pour am&eacute;liorer la protection des locaux scolaires, pr&eacute;venir les d&eacute;gradations ou la d&eacute;linquance. Il intervient &eacute;galement dans les classes pour expliquer la loi.<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-courant\">&Agrave; chaque incident s&eacute;rieux, les &eacute;tablissements sollicitent le policier, &agrave; l'instar de Marie-Flore Borghese, principale du coll&egrave;ge Bel-Air. &laquo; En novembre dernier, j&rsquo;ai appris qu&rsquo;un cinqui&egrave;me rackettait ses camarades sur le chemin de l&rsquo;&eacute;cole. J&rsquo;ai alert&eacute; le policier r&eacute;f&eacute;rent et le coll&eacute;gien a &eacute;t&eacute; convoqu&eacute; avec ses parents au commissariat. Les &eacute;l&egrave;ves en ont parl&eacute; dans l&rsquo;&eacute;tablissement, &ccedil;a a un effet dissuasif. &raquo; Les vingt-six policiers r&eacute;f&eacute;rents d&eacute;ploy&eacute;s dans les Hauts-de-Seine s&rsquo;inscrivent dans un dispositif pilote qui attribue &agrave; chaque coll&egrave;ge ou lyc&eacute;e du d&eacute;partement un interlocuteur privil&eacute;gi&eacute; pour tous les probl&egrave;mes d&rsquo;ordre public ou de s&eacute;curit&eacute;.<\/p>\r\n<p class=\"documents-doc-courant\">&Agrave; la demande de directeurs d&rsquo;&eacute;cole, il intervient aussi dans les classes pour expliquer la loi : &laquo; Les &eacute;l&egrave;ves ont souvent l'illusion qu'elle s'arr&ecirc;te &agrave; la porte de l'&eacute;cole ; certains sont &eacute;tonn&eacute;s d'apprendre qu'un racket &agrave; la r&eacute;cr&eacute; peut d&eacute;boucher sur une sanction plus s&eacute;rieuse qu'une heure de colle ou un renvoi. &raquo; Il profite aussi de ces rencontres pour aborder les dangers li&eacute;s &agrave; la toxicomanie.<\/p>","title":"","complements":null,"credits":"","credits2":null,"license":null,"source":"","origine":"","caption":"D&rsquo;apr&egrave;s Fr&eacute;d&eacute;ric Brillet, &laquo; Un flic &agrave; l&rsquo;&eacute;cole &raquo;, <br \/><span class=\"g-n-ral-ref\">Le Journal du Dimanche, Scoop<\/span>, mars 2009"},"rubric_order":null}

 
Une intervention de la gendarmerie

Sirpa Gendarmerie-Balsamo

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Une opération de déminage

Joachim Bertrand-Ministère de l'Intérieur

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Une opération de déminage d’une bombe américaine de la seconde guerre mondiale, l’une des plus importantes jamais organisées en France, a entraîné dimanche matin à Caen l’évacuation de quelque 20 000 personnes, soit plus de 15 % de la population de la ville. « L’évacuation de la population et en particulier des gens les plus fragiles a démarré, les gens ont compris l’importance de l’opération et 300 personnes sont venues s’installer au centre des congrès depuis 6 h 30 », explique Stéphane Travert, chef de cabinet du député-maire de Caen Philippe Duron.

Dès 7 heures, les forces de l’ordre avaient mis des barrages en place autour de la zone et un hélicoptère de la Sécurité civile ne cessait de tournoyer autour de la zone évacuée dans la matinée. Sous la grisaille et quelques flocons de neige, des habitants ont afflué en navette ou par leurs propres moyens vers le centre des congrès aménagé pour les recevoir (avec cafétéria, salle de projection, salle de repos, salle de jeux…) jusqu’à 17 heures

L’engin à désamorcer, une bombe de 500 kg dont 265 d’explosif, avait été retrouvé fin janvier en plein centre-ville, à l’occasion d’un chantier sur le campus universitaire. Pour le neutraliser, il a fallu fermer une zone de 800 mètres de rayon, incluant le petit quartier touristique de Vaugueux. Deux démineurs doivent opérer vers 13 heures pour 45 à 90 minutes.



« Bombe de l’Université, les évacués au centre des congrès », Ouest France, 14 février 2010

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