a) Elle demanda où il était allé, où il allait, où il irait.
b) Il fallait qu'il revînt au plus vite.
> Dans quel ordre se sont déroulées les actions évoquées par les verbes en bleu ?
- Dans une phrase complexe (voir leçon de grammaire no 21), le temps de la proposition subordonnée dépend du temps de la proposition principale.
Règles de concordance des temps dans le discours indirect
- Facteurs qui influencent le choix du temps dans la subordonnée
- Le discours indirect sert à rapporter des paroles prononcées dans le présent ou dans le passé. > « Je t'aime »
Si ces paroles viennent d'être prononcées, on utilise un verbe au présent pour introduire les paroles rapportées au discours indirect > Il affirme qu'il l'aime.
Si ces paroles ont été prononcées il y a longtemps, on utilise un verbe au passé > Il affirmait / il affirma qu'il l'aimait.
Le temps du verbe de la subordonnée dépend donc du temps du verbe principal ; il faut toujours regarder s'il est au présent ou au passé.
- Le fait évoqué dans les paroles rapportées peut avoir eu lieu avant, pendant ou après le moment où ces paroles
ont été prononcées.
- Tableau récapitulatif
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Temps du verbe de la subordonnée |
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fait antérieur aux paroles prononcées au discours direct |
fait contemporain des paroles prononcées au discours direct |
fait postérieur aux paroles prononcées au discours direct |
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Verbe principal au présent |
temps du passé |
présent |
futur simple |
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Verbe principal au passé > système passé |
plus-que-parfait |
imparfait |
conditionnel présent |
- Remarque : si le verbe principal est au présent, on ne change pas les temps des verbes au moment de passer du discours direct au discours indirect.
- « J'étais heureux, je ne le suis plus, je le serai peut-être encore », affirme-t-il > Il affirme qu'il est heureux, qu'il ne l'est plus, mais qu'il le sera encore.
- « J'étais heureux, je ne le suis plus, je le serai peut-être encore », affirma-t-il > Il affirma qu'il avait été heureux, qu'il ne l'était plus mais qu'il le serait peut-être encore.
Cas particulier : les systèmes hypothétiques rapportés au discours indirect
- Observez ces exemples :
- « Si je suis riche, je serai heureux » > éventuel
- Il affirme que s'il est riche, il sera heureux. / Il affirma que s'il était riche, il serait heureux.
- « Si j'étais riche, je serais heureux » > potentiel ou irréel du présent (le potentiel présente un fait comme possible, même s'il n'est pas réalisé ; l'irréel du présent le présente comme impossible, donc irréalisable. Néanmoins, ces deux valeurs hypothétiques se construisent de la même manière).
- Il affirme que s'il était riche, il serait heureux. / Il affirma que s'il était riche, il serait heureux.
- « Si j'avais été riche, j'aurais été heureux » > irréel du passé
- Il affirme que s'il avait été riche, il aurait été heureux. / Il affirma que s'il avait été riche, il aurait été heureux.
- Tableau récapitulatif
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Temps du verbe de la subordonnée |
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éventuel |
potentiel |
irréel du présent |
irréel du passé |
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Système présent |
si + indicatif présent ; futur |
si + indicatif imparfait ; conditionnel présent |
si + indicatif plus-que-parfait ; conditionnel passé |
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Système passé |
si + indicatif imparfait ; conditionnel présent |
si + indicatif imparfait ; |
si + indicatif plus-que-parfait ; conditionnel passé |
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Concordance des temps avec le subjonctif
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Temps du verbe principal |
Temps du verbe au subjonctif |
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Système présent je veux… |
subjonctif présent… que tu fasses |
subjonctif passé… que tu aies fait |
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Système passé je voulais… |
subjonctif imparfait… que tu fisses (que tu fasses) |
subjonctif plus-que-parfait… que tu eusses fait (que tu aies fait) |
Dans la langue courante, le subjonctif imparfait et le subjonctif plus-que-parfait ne sont plus vraiment employés, on préfère leur substituer le subjonctif présent et le subjonctif passé. Cela fait que dans la langue courante, en pratique, il n'y a plus vraiment de concordance des temps avec le subjonctif. Il est cependant utile de la connaître pour la lecture.

