A. Croissance démographique et urbanisation
- En 1900, l'Europe compte 400 millions d'habitants, contre 180 millions d'habitants en 1800 (doc. 2). Cette croissance exceptionnelle s'explique par la baisse de la mortalité, grâce aux progrès de la médecine, de l'agriculture et à une meilleure hygiène.
- Du fait de la révolution agricole, l'exode rural fournit aux industries une main d'œuvre abondante et bon marché, et participe au développement considérable des villes industrielles (doc. 1).
B. Une nouvelle hiérarchie sociale
- L'industrialisation provoque l'essor de la bourgeoisie d'affaires, enrichie par le commerce et la banque. La bourgeoisie devient la classe dirigeante et influence fortement la vie politique, sociale et culturelle (chapitre 10).
- La place des ouvriers grandit au cours du siècle. Le terme de prolétaire apparaît. Leur vie est dure tout au long du xixe siècle (absence de contrat de travail, journées longues, salaires bas : dossier 3), mais la condition ouvrière s'améliore à la fin du siècle avec les lois sociales.
- Un nouveau groupe social, les classes moyennes, se développe (employés des grands magasins, employés de banques, « cols blancs », etc.), grâce à l'épargne et à l'instruction.
- Les paysans forment encore la majorité de la population. Les campagnes sont transformées par la mécanisation et l'essor des engrais (doc. 5).
C. De nouveaux paysages
- Les paysages des grandes régions industrielles sont marqués par la sidérurgie et les mines (chevalements, terrils, hauts fourneaux, fumées, etc.). Ce sont les « pays noirs ». Si l'industrie rurale reste majoritaire, les usines font désormais partie du paysage.
- Sous le Second Empire, le baron Haussmann transforme Paris en perçant de grandes artères et en bâtissant des immeubles bourgeois aux proportions régulières. Les quartiers bourgeois du centre deviennent ainsi des vitrines de la modernité (doc. 3), tandis que les populations pauvres vivent dans des habitations insalubres (doc. 4)
D’après V.-E. Ardouin-Dumazet, Voyage en France, 1896
Frédéric Sorrieu (1808-?), La Belle Jardinière et le Pont Neuf, vers 1870-80, lithographie en couleurs (Musée Carnavalet, Paris) Musee de la Ville de Paris, Musee Carnavalet, Paris, France / Archives Charmet / Bridgeman Giraudon
Théophile Alexandre Steinlen (1859-1923), Paysage d'usines, huile sur toile, 27 x 41 cm (Musée d'Orsay, Paris) RMN (Musée d'Orsay) / Jean-Pierre Lagiewski
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Le 07 Février 2011
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