La Révolution française a été pour les artistes de tous ordres une extraordinaire source d'inspiration. Certains artistes ont été acteurs, d'autres spectateurs de ce moment d'histoire.
Leurs oeuvres témoignent donc, pour l'historien, de cette époque mouvementée.
Dans cette activité, vous allez étudier une oeuvre d'art, tenter de l'expliquer et montrer éventuellement en quoi elle participe aux événements.
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http://www.histoire-image.org/site/lettre_info/hors-serie-revolution-francaise.php
Ensuite, choisissez une oeuvre parmi ces oeuvres (que vous trouverez sur la page). A chacune correspond un document et une question sur le document entre parenthèses.
- Les Etats Généraux, par Jean-Michel Moreau
- La Prise de la Bastille (14 juillet 1789) (document 3 - question 4)
- La fête de la Fédération (document 4 - question 5)
- 10 août 1792 - De la monarchie constitutionnelle à la République (document 5 - question 6)
- Un comité révolutionnaire sous la Terreur (document 6 - question 7)
"Le 14 juillet, les particuliers de la paroisse Saint-Paul se présentèrent à la Bastille, pour avoir des fusils que le gouverneur leur avait promis la veille. Sitôt qu'ils parurent, le gouverneur fit arborer le drapeau blanc et fit baisser le pont-levis pour leur donner entrée [...] Mais à peine furent-ils entrés qu'il fit relever le pont et donna l'ordre de faire feu sur eux. L'atrocité de cette infâme barbarie transporta tellement de fureur la bourgeoisie des environs que [...] elle a, elle seule, entrepris le siège de cette forteresse, aidés seulement d'un très petit nombre de gardes françaises. [...] Elle s'empara de la forteresse en deux ou trois heures environ."
Ce texte est extrait d'un des lettre que Colson, bourgeois de Paris en 1789, a écrite à un habitant de Saint-Lô, ancien avocat au Parlement de Normandie. Ils ont correspondu entre janvier 1788 et décembre 1789. Ce bourgeois est donc un témoin direct des événements révolutionnaires qu'il raconte.
« Plus de 300 000 hommes et femmes, rassemblés dès les 6 heures du matin au Champ de mars attendaient les fédérés. L’évêque d’Autun se prépare à célébrer la messe. 1 200 musiciens exécutent un cantique. La Fayette monte à l’autel et jure, au nom des troupes et des fédérés d’être fidèle à la Nation, à la Loi, au Roi. Le président de l’Assemblée nationale répète le même serment. Le peuple et les députés y répondent par des cris « Je le jure ». Alors le Roi se lève et prononce d’une voix forte : « Moi, Roi des Français, je jure d’employer le pouvoir que m’a délégué l’acte constitutionnel de l’Etat, à maintenir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et acceptée par moi ».
Le marquis de Ferrières (1741-1804) fut député de la noblesse aux Etats-Généraux de 1789. Il fut l'auteur de nombreux ouvrages, dont des Mémoires pour servir à l'histoire de l'Assemblée constituante et de la révolution de 1789, en 1798. Ses Mémoires, dont est extrait ce document, ont été publiées de manière posthume en 1821.
"L'Assemblée nationale considérant que les dangers de la patrie sont parvenus à leur comble ; que c'est pour le Corps législatif le plus saint des devoirs d'employer tous les moyens de la sauver ; qu'il est impossible d'en trouver d'efficaces, tant qu'on ne s'occupera pas de tarir la source de ses maux1 ;
Considérant que ces maux dérivent principalement des défiances2 qu'a inspirées la conduite du chef du pouvoir exécutif, dans une guerre entreprise en son nom contre la constitution et l'indépendance nationale ; que ces défiances ont provoqué des diverses parties de l'Empire, un voeu tendant à la révocation de l'autorité déléguée à Louis XVI ; décrète ce qui suit :
Art. 1er - Le peuple français est invité à former une Convention nationale3 ;
Art. 2 - Le chef du povoir exécutif est provisoirement suspendu de ses fonctions jusqu'à ce que la Convention nationale ait prononcé sur les mesures qu'elle croira devoir adopter pour assumer la souveraineté du peuple et le règne de la liberté et de l'égalité."
Notes :
1. c'est à dire supprimer la sources des problèmes de la France.
2. Méfiances.
3. C'est à dire élire une nouvelle assemblée nationale.
S'il est si difficile d'atteindre un crime politique, n'est-il pas nécessaire que des lois extraordinaires, [...] épouvantent les rebelles et atteignent les coupables ? Ici le salut du peuple exige de grands moyens et des mesures terribles. Je ne vois pas de milieu entre les formes ordinaires et un tribunal révolutionnaire. [...] Faisons ce que n'a pas fait l'Assemblee législative ; soyons terribles pour dispenser le peuple de l'être ; organisons un tribunal, [...] afin que le glaive de la loi pèse sur la tête de tous ses ennemis.
[...] Je demande donc que le tribunal révolutionnaire soit organisé, séance tenante, que le pouvoir exécutif, dans la nouvelle organisation, recoive les moyens d'action et d'énergie qui lui sont nécessaires. [...]"
Danton, Discours civique sur l'institution d'un tribunal révolutionnaire, 10 mars 1793.Ce discours a été prononcé dans le contexte de la guerre contre les puissances étrangères, en particulier les Autrichiens.
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Le 03 Mars 2011
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