La quête du Salut est le principal objectif du chrétien du Moyen Age. Selon l'Eglise médiévale, chacun après sa mort reçoit des récompenses ou des châtiments en fonction des ses mérites ou de ses démérites. L'Eglise médiévale donne des moyens de gagner son salut donc de se faire pardonner ses péchés. Les chrétiens nantais de la paroisse Saint-Nicolas ont le même souci. La paroisse est le cadre de la vie religieuse du chrétien au Moyen Age mais aussi de sa vie sociale. Un lien très fort l'unit à celle-ci. Nantes à cette époque en compte 12. La paroisse Saint-Nicolas est la plus importante.
Question guide :Comment gagner son salut dans la paroisse de Saint-Nicolas de Nantes ?
Ce texte a été réalisé à partir de l'étude des livres de comptes de la fabrique de Saint-Nicolas de NANTES du 15e siècle au début du 16e siècle. La fabrique était composée de personnes importantes de la paroisse qui s'occupaient de gérer les dépenses et les recettes du culte.
Des indulgences étaient vendues aux paroissiens de l’Eglise Saint-Nicolas de Nantes lors des de différentes jours de Pardon qui étaient variables suivant les années : à la Toussaint, à la Saint-Nicolas, à Pâques, à la Saint-Jean-Baptiste… Des indulgences étaient aussi cédées aux pèlerins venant faire leur neuvaine, au moins l’un des deux jours où était célébré le saint patron de la paroisse, c’est-à-dire le 6 décembre ou en mai.
La communion à Pâques était obligatoire pour ceux qui avaient atteint l’âge de raison. Les évêques disaient que c’était le minimum en parlant de celle-ci. Les fidèles communiant à Pâques versaient des dons à la fabrique pour payer le pain et le vin comme ils communiaient sous les deux espèces (pain et vin). Ceux qui ne communiaient pas à Pâques pouvaient être menacé d’excommunication.
source : d'après MAUGARD (Emmanuel), la vie paroissiale à Saint-Nicolas de Nantes au XVe et au début du XVIe siècle, mémoire de maîtrise, 1990 Emmanuel Maugard source : d'après MAUGARD (Emmanuel), la vie paroissiale à Saint-Nicolas de Nantes au XVe et au début du XVIe siècle, mémoire de maîtrise, 1990
Source : MAUGARD (Emmanuel), la vie paroissiale à Saint-Nicolas de Nantes au XVe et au début du XVIe siècle, mémoire de maîtrise, 1990
Source : Maugard (Emmanuel), la vie paroissiale à Saint-Nicolas de Nantes au XVe et au début du XVIe siècle, mémoire de maîtrise, 1990
Le texte suivant est un résumé d'une inscription qui se trouvait sur un pilier de l'église (voir photographie)
Le 4 mars 1454, devant la cour de Nantes, Thomas Micheau et sa femme Jeanne Texier ont fait la donation d’une rente levée sur un bien immeuble pour fonder deux messes annuelles. Cette rente s’élève à 25 sous monnaie de Bretagne (10 sous au curé, 15 sous à la fabrique) et sera versée à jamais. Ce bien immeuble est une maison qui se trouve au carrefour Saint-Nicolas. Cette rente est due par Pierre Bernart et sa femme Raoullette Lemaistre à qui sont les propriétaires de cette maison.
Source : Livre de comptes de fabrique de la paroisse Saint-Nicolas de Nantes 1467-1468 Emmanuel Maugard Source : Livre de comptes de fabrique de la paroisse Saint-Nicolas de Nantes 1467-1468
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