Affirmant de plus en plus fortement son autorité entre le xie et le xive siècle, l'Église est dotée d'une structure fortement hiérarchisée (doc. 1).
À sa tête, le pape à Rome, élu par les cardinaux, intervient tant dans le domaine religieux que dans les affaires politiques de l'Occident. Il contrôle l'ensemble du clergé qui se subdivise en clergé séculier (qui vit dans la société) et clergé régulier (qui vit séparé du monde et selon une règle).
La puissance de l'Église tient aussi aux terres qu'elle possède, aux dons qu'elle reçoit et à la dîme qu'elle prélève.
Le clergé encadre la pratique religieuse quotidienne (messe, sacrements, prière) et veille au respect par les laïcs des règles imposées par le pape et les conciles. Il veut ainsi lutter contre les hérésies : l'Inquisition est mise en place.
En outre le clergé assume des fonctions d'assistance aux pauvres et aux malades. Ces derniers sont accueillis dans des hôpitaux liés à des couvents ou des monastères et sont nourris et soignés grâce aux dons (doc. 3 et 4).
Enfin la tâche de l'enseignement lui revient aussi, dans le cadre des écoles liées aux cathédrales ou aux monastères (doc. 2) et, à partir du xiiie siècle, au sein des universités qui ne dépendent que du pape (Paris en 1215, Bologne en 1252).
La quête du salut guide la vie de tous les chrétiens (dossier 1).
Au sein de l'Église se détachent des figures marquantes. Sous l'impulsion de François d'Assise (doc. 5) et de saint Dominique, les Franciscains et les Dominicains vivent d'aumônes au sein des villes où ils prêchent et pratiquent la charité (début du xiiie siècle).
De grands penseurs tel que Thomas d'Aquin illustrent l'intense vie intellectuelle des universités.
Miniature, Livre de vie active de l'Hôtel-Dieu de Paris de Jehan Henry, xve siècle Archives de l'AP-HP
Les frères se garderont bien de recevoir, sous aucun prétexte, ni Églises, ni masures, ni tout ce qu'on pourrait construire à leur intention, sauf s'ils ne font qu'y séjourner comme des hôtes de passage, des pèlerins et des étrangers, conformément à la sainte pauvreté que nous avons promise dans la Règle.
Extrait du Testament de Saint François d’Assise, 1226 Extrait du Testament de Saint François d’Assise, 1226
Aussi, l'aumônier doit donner l'aumône de pain une fois par jour à tous ceux venant en l'hôtel Dieu. Il doit, en outre, loger et coucher les pauvres créatures qui demandent l'hôtel-Dieu et les nourrir pour un repas de nuit, et s'ils sont malades, il doit les visiter ou les faire visiter et soigner par son convers1 et par ses serviteurs, et leur donner tout ce qui est nécessaire tant en vin, nourriture, feu qu'autres choses raisonnables faites habituellement au dit hôpital.
Aussi, il doit faire administrer aux dits pauvres leurs sacrements de sainte Église à la fin de leurs jours s'ils les demandent par le vicaire de Saint-Claude; il doit aussi les faire enterrer quand le cas advient et il doit les linceuls2 pour les ensevelir. Pour cela le dit aumônier garde tous les biens qui demeurent du trépassé.
D’après De Rationale administratione, 1466 D’après De Rationale administratione, 1466
Menu
Page créée par LeLivreScolaire
Le 27 Mai 2010
Annotations du document
- Ce document n'a pas d'annotation
- Ce document n'a pas d'annotation
- Ce document n'a pas d'annotation
- Ce document n'a pas d'annotation
- Ce document n'a pas d'annotation


