À partir du xie siècle, l'Occident connaît une forte croissance démographique liée au dynamisme des campagnes : les défrichements donnent plus d'espace aux cultures et des progrès techniques sont réalisés (chapitre 2).
L'essor économique s'appuie sur des lieux de production (mines de Bohême, artisanat urbain), des courants d'échanges (doc. 2) et des nouveaux moyens techniques.
Les villes et les ports prennent leur essor. De grandes villes comme Venise (dossier 1), Milan, Paris, Gênes avoisinent les 100?000 habitants. Des faubourgs se développent au-delà des remparts. Les universités apparaissent (Paris, Bologne) et encouragent la vie intellectuelle.
Les artisans des mêmes métiers se regroupent dans des corporations et dans les mêmes rues. Les marchands s'organisent parfois en grande association (la Hanse en Allemagne du Nord).
Dans certaines villes comme Bruges et en Italie du Nord (Amalfi, Venise, Gênes), ils se libèrent de l'emprise seigneuriale et, dès le xie siècle en Italie, créent des institutions municipales qui deviennent les nouveaux centres du pouvoir politique (doc. 3).
Les foires se succèdent dans l'année, comme en Champagne ou près de Paris (doc. 1). Dans les Flandres et autour de la mer Baltique (doc. 2), les marchands échangent du bois, des fourrures, du poisson et du blé, et des tissus réputés dans toute l'Europe (les draps). En Italie, ils commercent avec les marchands orientaux (épices, tissus précieux).
Ils collaborent avec les banquiers. Ceux-ci gardent l'argent, changent les différentes monnaies, font des prêts à intérêt et des transferts d'argent. De grandes familles de banquiers comme les Médicis ont des représentants dans plusieurs villes d'Europe.
Mémoire soit que le seigneur Benoist laissa par écrit à ses neveux les paroles qui s'ensuivent...
Tout premièrement, je les prie d'être honnêtes en toutes leurs actions, de se confesser souvent, de tenir leur testament fait, et de le refaire chaque année [...].
Ne faites pas de serment à l'occasion de vos ventes et tenez à jour vos écritures.
Ne recherchez et n'achetez rien si votre capital ne demeure intact, de telle façon que la quantité de votre marchandise ne soit pas diminuée. Tenez votre capital en sûreté et ne prêtez à nul homme en pur gré, tant fût-il votre ami [...].
Extrait du Livre de raison1 d'Etienne Benoist, xve siècle
Extrait du Livre de raison d'Etienne Benoist, xve siècle Extrait du Livre de raison d'Etienne Benoist, xve siècle
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Le 27 Mai 2010
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