L'expansion occidentale est aussi religieuse. À partir du xie siècle, les abbayes bénédictines se réforment sur le modèle de Cluny, puis de Cîteaux et s'organisent de façon hiérarchique ; de nombreux monastères sont fondés en France et en Europe. Des cathédrales sont construites, de style roman puis gothique (chapitre 4).
Le christianisme s'étend à l'Europe du nord et de l'est (Pologne, Hongrie, Suède, Lituanie). L'évangélisation est faite par des missionnaires, moines et ordres militaires comme les chevaliers teutoniques, et s'achève au xive siècle.
À partir du xie siècle, les chrétiens reprennent le contrôle de l'Espagne qui était dominée par des princes musulmans depuis le viiie siècle. C'est la Reconquista, qui s'achève avec la prise de Grenade en 1492 (doc. 2).
Les croisades débutent aussi au xie siècle (doc. 1). Elles ont pour but de prendre Jérusalem et les lieux saints (les lieux où a vécu Jésus-Christ). Elles sont aussi un moyen d'orienter la violence guerrière hors d'Europe et d'affirmer l'autorité du pape. À l'appel du pape Urbain II, une première croisade composée de chevaliers tels que Godefroy de Bouillon part en 1095 et prend Jérusalem en 1099 (dossier 2). La ville est reprise par le souverain musulman Saladin en 1187.
À la fin du xiiie siècle, l'Europe entre dans une période de ralentissement économique et démographique. Des guerres éclatent, comme la guerre de Cent Ans qui oppose la France et l'Angleterre à partir du xive siècle.
Des révoltes telles que les jacqueries (doc. 4) dans les campagnes, des maladies comme la Peste noire de 1348, ou des famines apparaissent. Une période d'insécurité et de crises succède à l'essor des siècles précédents (doc. 3).
Lors de la quatrième croisade dont l’objectif initial était l’Egypte, les armées croisées, encouragées par les Vénitiens dont ils utilisent les navires, mettent à sac Constantinople.
Le lendemain matin, clercs et prêtres en habit sacerdotaux – ils étaient Anglais, Danois et d’autres nations - viennent au camp des Français en procession, les informent de ce que les Grecs1 avaient fait, leur révèlent qu’ils ont tous pris la fuite et qu’il ne reste dans la cité que les pauvres gens. Les Français furent tout joyeux de ces nouvelles.
On ordonna ensuite que l’ensemble du butin fût apporté dans une abbaye située dans la cité. Tous les biens furent amassés là. Le butin était si riche, il y avait tant de riche vaisselle d’or et d’argent, d’étoffes brodées d’or, de riches joyaux que c’était une véritable merveille et je ne pense pas, que je sache, que dans les quarante plus riches cités du monde il y eût autant de biens qu’à Constantinople.
D’après Robert de Clari, La conquête de Constantinople, début xiiie siècle D’après Robert de Clari, La conquête de Constantinople, début xiiie siècle
En 1358, une révolte éclate en Île-de-France qui oppose les paysans aux seigneurs qui pré-lèvent les taxes.
Certes, entre chrétiens et sarrasins1 n’advint jamais rage si désordonnée, ni si diablesse. Car celui qui faisait le plus de maux et de vilenies, tels que créature humaine ne les pourrait penser sans honte, devenait le maître.
Je n’oserai écrire ni raconter les horreurs que subirent les dames ; entre autres ils tuèrent un chevalier, le mirent en broche et le rôtirent sous les yeux de la dame et des enfants. (…) Ils brûlèrent et abattirent en Beauvaisis plus de soixante bonnes maisons et forts châteaux ; et si Dieu n’y eut mis remède par sa grâce, le mal se serait si multiplié que nobles, Sainte Église et riches gens par tous pays eussent été détruits.
D’après Jean Le Bel, Vrayes chroniques, xve siècle D’après Jean Le Bel, Vrayes chroniques, xve siècle
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Le 27 Mai 2010
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