Confrontés à l'avancée du désert vers le Sud, les peuples sédentaires de la zone sahélienne se regroupent en villages très tôt dans l'histoire. Ils mettent en culture la savane, en cultivant des céréales (mil, riz). Des artisans exploitent de nombreux minerais (fer, cuivre, or), ou tissent le coton. Les eaux fertiles des vallées du Niger font vivre de nombreux pêcheurs (doc. 3). D'autres peuples se spécialisent dans l'élevage, notamment les Peuls semi-nomades ou touaregs venus du Nord.
Les déplacements, les échanges et les conflits entre ces peuples variés parlant des langues très voisines sont incessants. Les vallées du Niger et ses affluents voient le développement d'une civilisation assez comparable à la civilisation des rives du Nil, créant des villes très peuplées.
Les différents empires qui se sont succédé dans la région (dossiers 1 et 2), ou beaucoup plus au Sud avec le royaume du Monomotapa, ont de nombreux points communs. Les empereurs fondent leur pouvoir en accumulant par la force des richesses considérables. Grâce à leur armée, ils soumettent de très nombreux villages, leur font payer l'impôt, et capturent lors de razzias de plus en plus éloignées de très nombreux esclaves.
L'autre source de leur richesse vient du contrôle des échanges de marchandises (doc. 2) entre commerçants locaux et commerçants musulmans installés dans les villes du Nord, et plus tard avec les Européens installés sur les côtes.
Les empereurs et l'aristocratie (doc. 1) laissent les riches corporations de marchands musulmans vivre à leur guise, puis se convertissent eux-mêmes à l'islam.
Cependant la majorité des peuples de la région conserve sa culture orale, sa religion « animiste » fondée sur le culte des esprits et d'ancêtres fondateurs, ainsi que ses rites célébrant la fertilité de la terre, la fécondité et la nature.
Après avoir voyagé vingt-cinq jours, nous arrivâmes à Teghazza. Le terrain n’est que du sable, où se trouve une mine de sel. On creuse dans le sol, et l’on découvre de grandes tables de sel gemme1, placées l’une sur l’autre, comme si on les eût taillées et puis déposées par couches sous terre. Un chameau ne peut porter ordinairement que deux de ces tables ou dalles épaisses de sel. [Les nègres] arrivent ici de leurs pays et ils en emportent le sel. Une charge de chameau de ce minéral se vend, à Oualata2 de huit à dix dinars d’or ; à la ville de Mâlli3, elle vaut de vingt à trente dinars, et quelquefois même quarante. Les nègres emploient le sel pour monnaie, comme on fait ailleurs de l’or et de l’argent ; ils coupent le sel en morceaux, et trafiquent avec ceux-ci.
D’après Ibn Battuta, Voyages, xive siècle D’après Ibn Battuta, Voyages, xive siècle
Les fouilles archéologiques de Djenné-Djeno [dans les années 1980], ont révélé que l'occupation du site remonte au iiie siècle av. J.C. Entre le ve et le ixe siècle après J.C., Djenné est composée d'un centre principal entouré de murs. Il comprenait déjà plusieurs milliers d'habitants et participait au commerce à longue distance. Hors les murs, sur les buttes proches, étaient installés des quartiers d'activités spécialisées, en particulier la pêche et la conservation du poisson et la réduction du fer.
Les fouilles ont révélé par ailleurs que les morts étaient enterrés à l'intérieur de la ville dans les jarres. Ce mode d'inhumation, très répandu dans le delta intérieur, a persisté probablement jusqu'au xviie siècle bien après la pénétration de l'Islam.
D’après le site du Musée de Djenné D’après le site du Musée de Djenné
Une centaine de milliers de manuscrits écrits dès le xiiie siècle en langue arabe ou en langues locales par les savants du monde entier sont conservés par les familles de Tombouctou et des alentours. Ces manuscrits contiennent des connaissances dans des domaines variés, des mathématiques à la musique en passant par l'astronomie. Le gouvernement, avec l'aide de l'Unesco, tente de les rassembler et de les préserver. Vous allez les aider dans cette démarche en réalisant une affiche pour récolter des fonds. Pour réussir à faire tout cela dans les temps, il faudra vous partager le travail !
Menu
Page créée par LeLivreScolaire
Le 27 Mai 2010
Annotations du document
- Ce document n'a pas d'annotation
- Ce document n'a pas d'annotation
- Ce document n'a pas d'annotation
- Ce document n'a pas d'annotation


