Le Songhaï est un royaume animiste, situé autour de Gao et de la boucle du Niger. Il passe sous la domination du Mali en 1325. Sonni Ali Ber lui rend son indépendance et le Songhaï devient le plus grand empire de la région sous Askia Mohammed (1493-1528), qui y enracine l'islam.
En quoi les échanges transsahariens sont-ils au cœur de la puissance du Songhaï ?
Je partis pour Caoucaou1, grande ville située près du Nil2. C’est une des plus belles cités des nègres3, une des plus vastes et des plus abondantes en vivres. On y trouve beaucoup de riz, de lait, de poules et de poisson ; on s’y procure cette espèce de concombre surnommé ’inâny, et qui n’a pas son pareil. Le commerce de vente et d’achat chez les habitants se fait au moyen de petites coquilles ou cauris4, au lieu de monnaie. Je séjournai environ un mois dans la ville où je reçus l’hospitalité de Muhammad ben Umar originaire de Meknès.
D’après Ibn Battuta, Voyages, xive siècle D’après Ibn Battuta, Voyages, xive siècle
Depuis le début du XVIe siècle, le Songhay et le Maroc se disputaient le contrôle des mines de sel de Teghazza. [...] Les armées marocaines, fortes de 2000 à 3000 hommes étaient composées en majorité de renégats1 chrétiens, dont le commandant en chef, Djouder. Si les forces songhay étaient plus nombreuses (30 000 fantassins et 12 000 cavaliers), elles souffraient aussi de leurs divisions […]. Surtout, équipées de mousquets2, les Marocains n’eurent pas de peine à arriver à bout des Songhay armés de lances et de flèches. Victorieux à Tondibi (1591), les Marocains se montrèrent impitoyables : lourdes indemnités de guerre, massacre des lettrés de Tombouctou et arrestations des plus illustres d’entre eux [...] emmenés en captivité au Maroc, substitution aux autorités songhay d’agents marocains [...].
Elikia M’Bokolo, Afrique Noire, Histoire et Civilisations, Hatier, 2008 Elikia M’Bokolo, Afrique Noire, Histoire et Civilisations, Hatier, 2008
Le grand souverain de Gao fut Sonni Ali Ber (Le Grand). Il modernisa l’armée, la dota d’une cavalerie puissante capable de se déplacer rapidement en saison sèche et fit construire une flotte de grandes pirogues pour déplacer ses troupes pendant la crue.
B. Nantet, Dictionnaire d’Histoire et Civilisations africaines, Larousse 1999 B. Nantet, Dictionnaire d’Histoire et Civilisations africaines, Larousse 1999
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Le 27 Mai 2010
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