Aux xve et xvie siècles se développe une nouveau style artistique en Italie, qui s'appuie sur l'activité de mécénat des princes italiens ou de riches bourgeois (marchands, banquiers). Pour montrer leur puissance et leur richesse, ils font construire des églises, des palais et achètent des œuvres d'art. Ils protègent les artistes qu'ils appellent auprès d'eux et leur versent des pensions.
Des foyers se développent à Florence auprès de la famille Médicis (dossier 1), à Rome autour des papes Jules II et Paul III (dossier 2) et à Venise (carte p 113).
Les artistes de la Renaissance prennent pour modèle l'art de l'Antiquité gréco-romaine et veulent se distinguer des artistes du Moyen Âge. Ils peignent des scènes de la mythologie antique et s'inspirent de l'architecture antique pour construire de nouveaux bâtiments. Ils adoptent le souci de proportion, de symétrie et d'harmonie des Anciens. Les artistes s'attachent à représenter la beauté du corps humain (doc. 3).
La passion pour l'Antiquité est renforcée par le travail des humanistes qui redécouvrent les textes antiques et par un travail de fouilles archéologiques à Rome. Les artistes de la Renaissance ne cherchent pas seulement à copier l'art de l'Antiquité mais aussi à le dépasser en beauté et en taille.
La peinture de la Renaissance est bouleversée par la découverte de la perspective (doc. 1) : en s'aidant des lignes de fuite, le peintre réussit à donner une impression de profondeur au tableau (chapitre B). Les peintres jouent sur la lumière et l'ombre en élaborant la technique du clair-obscur (doc. 1). Le support utilisé n'est plus seulement le bois ou les murs mais aussi la toile.
En architecture, les travaux des savants permettent la construction de dômes immenses comme celui de Florence construit par Filippo Brunelleschi (doc. 2 et 4). Des artistes comme Léonard de Vinci ou Michel Ange étudient l'anatomie du corps humain pour mieux en reproduire les formes (doc. 3).
La peinture comprend deux parties principales : les contours qui enveloppent les figures des corps représentés – qu’on appelle dessin – et l’ombre.
La peinture est composée de lumière et d’ombre ensemble mêlées. Une lumière trop vive ne peut donner de belles ombres. Que ton ombre disparaissant petit à petit dans la lumière, fonde comme la fumée, comme les sons d’une douce musique. Rappelle-toi : entre la lumière et l’obscurité, il y a un intermédiaire, tenant des deux, telle une lumière ombrée ou un jour sombre.
En peinture, il y a trois sortes de perspectives : la première traite de la diminution des corps à diverses distances, à mesure qu'ils s'éloignent de l'œil ; La seconde traite de l’effacement des contours des corps en fonction de leur éloignement. La troisième est la manière dont les couleurs s’atténuent en s’éloignant de l’oeil.
D’après Léonard de Vinci (1452-1519), Traité sur la peinture, 1508 D’après Léonard de Vinci (1452-1519), Traité sur la peinture, 1508
Réalisé en 1501-1504, environ 4 m de haut (Galerie de l’Académie, Florence) David Gaya
Brunelleschi remarque le mode de construction des Anciens et sa symétrie. Il trouve ce type de construction très différent de celui qu’on employait alors.
En y voyant tant de merveilles et de beautés, il se mit en tête de retrouver la manière antique de construire dans son excellence, son ingéniosité, ses proportions musicales. Pendant ce séjour à Rome, il eut presque continuellement avec lui le sculpteur Donatello, ils faisaient ensemble des relevés approximatifs de presque tous les édifices de Rome et de beaucoup de lieux des environs, avec les mesures de la largeur et de la hauteur autant qu'ils pouvaient s'en assurer.
D’après La Vie de Filippo Brunelleschi, attribuée à A. Manetti, vxe siècle D’après La Vie de Filippo Brunelleschi, attribuée à A. Manetti, vxe siècle
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Le 27 Mai 2010
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