L'essor de l'humanisme au XVe siècle pousse les hommes à avoir une grande curiosité scientifique (dossier 1). Les textes des savants antiques comme Ptolémée ou Pythagore sont étudiés. L'imprimerie (chapitre 9) permet la circulation des idées scientifiques en Europe. Même si le latin reste la langue dominante, des ouvrages de science sont écrits en langues vulgaires (français, italien…).
Le Français François Viète modernise l'écriture mathé-matique, permettant l'établissement de lois d'optique ou de physique. Des médecins ou chirurgiens comme André Vésale ou Ambroise Paré pratiquent la dissection pour mieux connaître le corps humain (doc. 2).
En astronomie a lieu une révolution qui bouleverse la vision de l'univers héritée de l'Antiquité : c'est la? «?révolution copernicienne ».
L'astronome polonais Copernic (1473-1543) s'oppose au modèle antique de Ptolémée qui faisait de la Terre le centre de l'univers et propose à la place un modèle héliocentrique : la Terre tourne autour du soleil et autour d'elle-même. La thèse de Copernic se répand en Europe grâce aux travaux des savants Galilée (dossier 2) et Newton, mais se heurte à des oppositions religieuses car elle remet en cause l'idée que l'homme est au centre
Une nouvelle méthode scientifique se met en place : pour comprendre les phénomènes, les savants font des théories qu'ils valident par des expériences. L'Italien Torricelli étudie la pression atmosphérique et le Français Pascal prouve l'existence du vide et invente le baromètre. En Angleterre, Isaac Newton travaille sur la gravitation et les orbites des planètes.
Certains souverains décident de soutenir officiel-lement les savants en créant des académies des sciences, comme celle que Louis XIV fonde en 1666 (doc. 4).
Machine à calculer de Blaise Pascal, 1652 (Musée des Arts et Métiers) David Monniaux
C’est le propre de l’astronome de recueillir par une observation habile l’histoire des mouvements célestes. Puis d’en rechercher les causes, ou bien d’inventer des hypothèses, grâce auxquelles on pourrait calculer ces mouvements selon les principes de la géométrie. Or, ces deux tâches, Copernic les a remplies de façon excellente. Car, en effet, il n'est pas nécessaire que ces hypothèses soient vraies ni même vraisemblables ; une seule chose suffit : qu'elles offrent des calculs conformes à l'observation. […] En partant de là, j’ai commencé, moi aussi, à penser que la terre était mobile.
D’après Andreas Osiander, Avant-propos de De revolutionibus orbium coelestium de Nicolas Copernic, 1543 D’après Andreas Osiander, Avant-propos de De revolutionibus orbium coelestium de Nicolas Copernic, 1543
Henri Testelin, Colbert présente les membres de l’Académie royale des sciences à Louis XIV, 1667, huile sur toile, 348 x 590 cm (Musée national du Château de Versailles) Photo12.com - ARJ
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Le 27 Mai 2010
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