Les aléas naturels sont des phénomènes exceptionnels qui résultent de la dynamique terrestre (volcanisme, séisme, cyclone, inondation...). Ils sont sources de risques dits naturels pour l'homme lorsqu'ils touchent des espaces habités.
Le risque est un événement potentiel. S'il se concrétise, on parle alors de catastrophe.
Un même aléa peut avoir un impact différent selon la vulnérabilité de l'espace et de la société concernés. On mesure la vulnérabilité par le degré d'exposition à l'aléa, l'importance des enjeux humains (présence de population dans les zones à risque) et économiques (présence d'infrastructures coûteuses), la capacité de prévention et de gestion du risque (doc. 3).
Les pays pauvres sont particulièrement vulnérables aux risques, notamment du fait de la précarité des constructions ou du faible degré de prévention. Les catastrophes y sont généralement plus meurtrières que dans les pays développés (étude de cas 1 et 2).
Ces inégalités s'observent aussi à l'échelle locale : les populations les plus pauvres sont les plus vulnérables, dans les pays pauvres comme dans les pays développés (doc. 2 et 3).
Dans les pays développés, la mise en place de politiques de prévention et de gestion du risque a réduit fortement le nombre de victimes. Grâce à la création de réseaux de surveillance (doc. 1), on peut prévenir le risque et informer les populations à temps.
Les pays pauvres n'ont généralement pas les moyens de mettre en place de telles politiques.
Les catastrophes naturelles constituent une menace pour le développement durable. C’est particulièrement vrai dans le cas des pays les plus pauvres et les plus marginalisés. Le séisme qui a affecté la ville de Bam, en Iran, en 2003, a tué plus de 40 000 personnes parce que les maisons en brique crues n’étaient pas conçues pour résister à des secousses sismiques importantes, d’où le grand nombre de victimes. Cela conduit à établir une relation évidente entre le niveau de vie et le nombre de victimes : une catastrophe contribue à creuser les inégalités.
Les catastrophes naturelles entre 1990 et 2000 ont absorbé 15,21% du PIB du Bangladesh, 12, 58% de celui de la Jamaïque et 15,6% de celui du Nicaragua.
Yvette Veyret, Atlas des développements durables, Autrement, 2009 Yvette Veyret, Atlas des développements durables, Autrement, 2009
Le 29 Août 2005, le cyclone Katrina a frappé la ville de La Nouvelle-Orléans, faisant 1 336 morts et des centaines de milliers de sans-abris. Les zones basses, plus touchées par les inondations, étaient habitées par les populations les plus pauvres car habiter sur les hauteurs coûte trop cher.
On ne sait pas encore combien de personnes ont été tuées par le cyclone mais des centaines de milliers de rescapés sont aujourd’hui en danger. Alors que l’alerte avait été donnée, certaines de ces personnes n’avaient pas pu fuir les régions concernées, souvent parce qu’elles n’avaient pas de voiture. En fait, ce sont aujourd’hui les Américains les plus pauvres qui se retrouvent à la rue. Sans eau ni électricité, ces rescapés ont à peine eu de quoi manger depuis lundi… Ils attendent parfois les secours dans des endroits totalement coupés du monde : les ponts se sont écroulés, les routes sont envahies par les eaux et l’aide n’est pas assez nombreuse. La Nouvelle-Orléans, une ville qui comprenait 1,4 million d’habitants, est ainsi presque totalement inondée. Cette catastrophe naturelle montre que le pays le plus puissant du monde peine à organiser des secours et qu’il abrite, lui aussi, de nombreuses personnes pauvres.
Les Clés de l’actualité junior, 3 septembre 2005 Les Clés de l’actualité junior, 3 septembre 2005
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Le 27 Mai 2010
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