L'Indonésie, avec une population de 230 millions d'habitants, est le quatrième pays le plus peuplé au monde. Près de la moitié des habitants de l'archipel indonésien vit avec moins de deux dollars par jour.
Quelles sont les conditions de vie des habitants pauvres en Indonésie ?
Sept habitants de Temanggung1 sur dix gagnent leur vie comme journaliers, avant tout dans les plantations de tabac. Lorsqu’arrive la saison des récoltes, d’août à octobre, ils s’épuisent au travail. Mais, le reste de l’année, ils sombrent dans le désœuvrement. Le revenu moyen d’un habitant de Temanggung est de 429 500 roupies [30 euros] par mois, bien loin de celui des gros planteurs et marchands de tabac de la région.
Depuis la fin des années 1990 et la chute du prix du tabac, les petits cultivateurs de Temanggung, jusque-là plutôt prospères, ont du mal à joindre les deux bouts. Les jeunes ont quitté la région, dans l’espoir de trouver mieux ailleurs. Mais tous n’y sont pas parvenus. […] Singgih, diplômé en design de l’institut technologique de Bandung, a longtemps hésité avant de revenir s’installer dans son village, qui à ses yeux était resté figé dans l’agriculture traditionnelle. Mais aujourd’hui il emploie trente jeunes du village et sa radio Magno, une radio “durable” en bois, a percé sur le marché mondial. Elle a même été récompensée par plusieurs prix à l’étranger.
D’après Courrier international, 27 août 2009 D’après Courrier international, 27 août 2009
Les maisons de tôles et de bois construites sur pilotis dominent un océan d’ordures. Des abris de planches servent de toilettes de fortune. Dans le dédale de ruelles étroites, des enfants courent dans tous les sens en riant. Bienvenue dans le quartier de Penjaringan situé dans le nord de Jakarta. Ce matin, jour de prière, une table à été installée le long d’une petite échoppe. Une équipe d’infirmières et un médecin [de l’ONG Médecins du Monde] assure les vaccinations pour les enfants et les mamans. « Il faut savoir que nous sommes ici dans des zones illégales, explique la coordinatrice médicale. Les maisons sortent du sol sans permis et les autorités ne reconnaissent pas l’existence de ces bidonvilles. Ici, il n’y a donc pas de structure officielle comme les centres de santé primaire. Tous ceux qui y habitent, des migrants issus d’autres provinces ou d’autres quartiers de Jakarta, ne sont pas considérés comme des citoyens de la ville. Sans papiers, ils ne peuvent pas demander la carte destinée aux pauvres qui permet d’être soigné gratuitement.
Le quartier surpeuplé de Penjaringan ne dispose que de deux médecins, deux infirmières et une sage-femme pour une population « officiellement » estimée à 55 000 personnes… Les conditions sanitaires sont loin d’être idéales dans ces quartiers. Beaucoup d’enfants souffrent de problèmes dermatologiques dus à la mauvaise qualité de l’eau. Les quelques points d’eau du quartier crachent une eau brunâtre. Les problèmes respiratoires sont également légion.
D’après Médecins du Monde, 30 décembre 2008 D’après Médecins du Monde, 30 décembre 2008
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Le 27 Mai 2010
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