Située au sud de la Tunisie, Tozeur constitue avec ses 200 sources une oasis dans le désert tunisien. Elle a notamment vu le développement d'une plantation de palmiers de plus de 1 000 hectares. Dans les années 1990, la construction d'un aéroport international et de plusieurs grands hôtels fait de Tozeur une station touristique majeure, une porte d'entrée vers le Sahara tunisien.
Quels sont les problèmes posés par l'augmentation de la consommation en eau dans l'oasis de Tozeur ?
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Ce sont les sources artésiennes1 qui ont donné naissance aux oasis. Par dizaine, elles alimentaient les jardins de Tozeur. Mais pour satisfaire aux besoins des milliers de visiteurs annuels, il a fallu pratiquer des forages de plus en plus profonds, avec pour conséquence le tarissement de la plupart des sources artésiennes. Partout le constat est le même : les eaux de forage, à fort taux de salinité2, laissent à la surface, en raison de l'absence de déclivité3, des croûtes de sel qui, additionnées aux engrais, contribuent à la dégradation des sols.
D'après le Guide bleu Tunisie, 2009 D'après le Guide bleu Tunisie, 2009
Au début des années 1990, le gouvernement donne la priorité au tourisme international. Il finance la construction d’un aéroport international à Tozeur pour désengorger la côte surpeuplée de la Méditerranée. Une douzaine d’hôtels de grand standing apparaissent pour attirer des touristes du monde entier vers des séjours clés en main. […]
Les visiteurs consomment l’eau sans retenue : forages pour l’irrigation, les jardins et les pelouses, et canalisations d’eau potable assurent l’approvisionnement des réserves à touristes. [...]
La situation des agriculteurs de la palmeraie s’est ainsi fortement dégradée. Gérée historiquement de manière raisonnable, l’eau est devenue un bien comme les autres. « Celui qui peut payer obtient le produit. » Cette substance abondante est devenue rare en se marchandisant. Elle est désormais payante pour l’arrosage de la palmeraie (150 euros par hectare et par an pour un arrosage hebdomadaire). A ce prix, peu d’agriculteurs ont pu survivre. Progressivement, les travailleurs de l’oasis quittent le travail des champs pour se consacrer aux activités touristiques.
D’après Claude Llena, Le Monde diplomatique, juillet 2004 D’après Claude Llena, Le Monde diplomatique, juillet 2004
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Le 27 Mai 2010
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