L'eau recouvre plus de 70 % de la surface de la Terre. Toutefois, seulement 2,5 % de cette eau est douce. Plus de la moitié de l'eau douce est présente sous forme d'inlandsis, icebergs et glaciers ; la part de l'eau accessible à l'homme est donc faible.
L'eau est une ressource partiellement renouvelable. Grâce au cycle de l'eau, les eaux de la mer viennent alimenter les eaux douces (doc. 1). Toutefois une partie des nappes aquifères profondes n'est pas renouvelable
La disponibilité en eau douce est très inégale selon les parties du monde. Les régions qui associent un climat présentant des déficits de précipitations (climat tropical, climat désertique) à une population importante font face à des pénuries (étude de cas 2).
Dans plusieurs parties du monde, une part importante de la population n'a pas accès à une eau potable (doc. 3), ce qui pose de graves problèmes sanitaires. Il s'agit pour l'essentiel des pays pauvres (chapitre 18). Dans ces pays, l'enjeu est de mettre en place un réseau de distribution et d'assainissement de l'eau efficace.
Le souci de maîtriser l'eau afin d'assurer les approvisionnements donne lieu à des aménagements multiples. L'eau des nappes est exploitée grâce à des puits. Les barrages (doc. 2) constituent des réserves d'eau qui servent à assurer un débit suffisant pendant toute l'année et qui peuvent aussi être utilisées pour l'irrigation.
Face à l'exploitation croissante des ressources en eau, des techniques sont mises en place pour limiter leur impact. Dans le domaine agricole, l'irrigation au goutte à goutte permet d'économiser l'eau (doc. 4). Malgré leur coût financier et énergétique, des usines de dessalement de l'eau de mer sont construites.
Dans un monde où les richesses n’ont jamais été aussi importantes, près de 2 millions d’enfants meurent chaque année pour n’avoir pas eu accès à un verre d’eau potable et à un système d’assainissement adéquat. Des millions de femmes et de jeunes filles sont contraintes de passer des heures à recueillir et à transporter de l’eau, ce qui limite leurs opportunités et leurs choix. Et les maladies infectieuses d’origine hydrique1 freinent la réduction de la pauvreté et la croissance économique dans certains des pays les plus pauvres.
Rapport mondial sur le développement humain, PNUD, 2006 Rapport mondial sur le développement humain, PNUD, 2006
Dans sa ferme à 60 kilomètres au nord-ouest de Fès au Maroc, Mohammed Ouali Alami a planté 2 hectares de tomates le même jour que son frère, en mars. Ses plantes sont arrosées au goutte-à-goutte, via des tuyaux en plastique qui courent le long des sillons.
Le goutte-à-goutte, qui amène directement l'eau au pied des plantes, est la technologie vedette en matière d'économie d'eau dans l'agriculture. Il permet de réduire de 50 % environ les quantités utilisées, donc de faire baisser la facture. Mais pas seulement. Dans le champ de Mohammed Ouali Alami, les mauvaises herbes, privées d'eau, n'ont pas poussé. Les doses d'engrais, transportées par les tuyaux, ont baissé. « Là où il fallait dix ouvriers pour irriguer, traiter et désherber, un suffit », ajoute l'agriculteur, qui s'attend aussi à voir ses rendements1 augmenter.
Le gouvernement marocain veut développer fortement le goutte-à-goutte, présent sur 10 % seulement des surfaces irriguées du pays. […] L'équipement est pris en charge à 60 %. Mais les petits agriculteurs, largement majoritaires, n'ont, pour la plupart, pas les moyens d'apporter le complément.
D’après Gaëlle Dupont, Le Monde, 23 mai 2009 D’après Gaëlle Dupont, Le Monde, 23 mai 2009
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Le 27 Mai 2010
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