L'eau douce, en particulier dans les régions où elle est rare, est à l'origine de conflits multiples.
Lors des 50 dernières années, la croissance de la population mondiale, l'urbanisation de la population et la hausse du recours à l'irrigation ont eu pour conséquence une augmentation importante de l'utilisation de l'eau douce (doc. 1). Ces utilisations entrent parfois en conflit.
Dans de nombreuses régions du monde, les besoins des agriculteurs s'opposent à ceux des métropoles qui attirent une population de plus en plus nombreuse. Le problème est d'autant plus aigu que l'agriculture est parfois à l'origine de problèmes de pollution des eaux.
Les utilisations touristiques et agricoles de l'eau peuvent aussi entrer en compétition (étude de cas 1).
Dans les régions où elle est rare, l'eau est souvent une source de convoitise entre États (doc.?2) C'est particulièrement le cas des fleuves transfrontaliers.
Dans la majorité des cas, les pays situés en amont multiplient les utilisations de l'eau du fleuve sur leur territoire, ce qui réduit sensiblement les ressources en eau du pays situé en aval (étude de cas 2).
Pour d'autres fleuves, des accords garantissent un débit minimum au pays situé en aval, ce qui restreint les possibilités d'utilisation des eaux fluviales en amont. (doc.?3).
Devant l'augmentation des conflits liés à l'eau, des organisations internationales telles que le World Water Council ont été créées. Elles ont pour but de favoriser les discussions entre États et d'élaborer des projets durables.
Dans certains cas, l'eau est exploitée dans le cadre d'une coopération entre États. L'échelle de gestion est alors celle du bassin-versant du fleuve.
Le Nil est au cœur d'un grave conflit sur le partage de ses eaux. Puissance dominante du bassin du fleuve, l'Egypte a signé des accords avec ses voisins du sud pour lui garantir l'essentiel du flux d'eau.
Minée par la guerre et la corruption, l'Ethiopie n'a encore guère exploité ses ressources hydrauliques, lesquelles contribuent pour 86 % au débit du Nil en Egypte.
L'Ethiopie doit pourtant faire face, d'une part, à une population en augmentation rapide : 65,5 millions d'habitants en 2001, environ 94 millions en 2010 et 110 à 130 millions en 2025 selon les projections actuelles ; et, d'autre part, aux conséquences de séquences de sécheresses cumulées qui fragilisent les exploitations agricoles déjà existantes. L'Ethiopie a de ce fait retenu des projets qui prévoient à court terme la mise en valeur de 90 000 hectares grâce à la construction d'un réservoir de 7,5 milliards de m³ au lac Tana ; à moyen terme, la mise en culture de 434 000 hectares; à plus long terme, le gouvernement prévoit la construction de 36 barrages et la mise en culture de 1,5 millions d'hectares dans le Ouollo et le Tigré.
Frédéric Lasserre, 2003
Menu
Page créée par lelivrescolaire
Le 27 Mai 2010
Vocabulaire de la page
Annotations du document
- Ce document n'a pas d'annotation
- Ce document n'a pas d'annotation
- Ce document n'a pas d'annotation


