Les ressources halieutiques occupent une place importante dans l'alimentation des hommes. Elles constituent une source de protéines essentielle, en particulier dans les pays en développement.
La pêche a connu une forte croissance depuis 60 ans (doc. 1). Cela s'explique par l'industrialisation de cette activité (filets plus grands, congélation à bord des bateaux permettant de pêcher en mer plusieurs jours de suite).
L'aquaculture connaît un très fort développement depuis une vingtaine d'années (doc. 2). Cette activité permet d'éviter la surexploitation des océans mais elle peut aussi poser des problèmes environnementaux (pollution des eaux par des antibiotiques).
La pêche est à l'origine d'une forte diminution du nombre des espèces animales et végétales de l'océan. Les stocks de harengs et de morues sont ainsi en forte baisse dans l'océan Atlantique. De nombreuses mesures sont mises en place pour limiter cet impact négatif (étude de cas 1).
À l'échelle locale, des aires marines protégées sont créées. Dans ces espaces, la pêche est interdite ou limitée dans le but de préserver la biodiversité marine.
À l'échelle régionale, des quotas de pêche sont institués. L'Union Européenne fixe des Totaux admissibles de capture exprimés par zone maritime et par espèce. Ces quotas sont toutefois vivement contestés par les professionnels de la pêche (doc. 3).
À l'échelle mondiale, l'Organisation des Nations Unies tente de mettre en place une réglementation s'appliquant à la haute-mer (mer au-delà de 200 miles marins des côtes). Dans cette zone où la liberté de pêche s'appli-
que, la pêche intensive dans les grands fonds menace de disparition de certaines espèces.
Le conflit est devenu rituel, presque absurde à force de se répéter. D'un côté, l'Union européenne - à juste titre soucieuse de préserver les ressources halieutiques à long terme - fixe chaque année, pour chaque espèce de poisson et pour chaque Etat membre, des quotas de pêche. De l'autre côté, les pêcheurs crient leur désespoir, les difficultés de leur profession et la rudesse de leur métier. Et ils bloquent les ports quand, ces quotas étant atteints, le gouvernement leur demande de cesser leur activité jusqu'à nouvel ordre. C'est le cas depuis trois jours à Boulogne, Calais et Dunkerque.
Entre les deux, le gouvernement navigue au plus près, comme l'a fait hier le ministre de l'agriculture et de la pêche (et ancien commissaire européen), Michel Barnier. Obligé de faire respecter les quotas (pour le cabillaud et la sole) qu'il a lui-même négociés, il n'a pu proposer aux pêcheurs qu'une compensation financière et l'engagement de reposer le problème rapidement avec le commissaire européen.
D'après Le Monde, 17 avril 2009 D'après Le Monde, 17 avril 2009
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Le 27 Mai 2010
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