Le sel présent dans les océans est une ressource extraite depuis l'Antiquité. Son exploitation représente aujourd'hui un tiers de la production mondiale de sel. La récolte, artisanale ou industrielle, se fait dans les marais salants (doc. 1).
Les fonds des océans sont aussi utilisés par les hommes pour prélever des matériaux de construction : graviers, sables et parfois même coraux. Les fonds marins renferment des métaux précieux qui sont ponctuellement extraits.
Surtout, les hydrocarbures font l'objet d'une exploitation intense (doc. 3). Lorsqu'ils sont présents en mer, les gisements sont appelés off-shore. Du fait de la raréfaction de ces ressources (chapitre 22), le pétrole et le gaz sont devenus les principales sources de richesses de l'océan et sont à l'origine de convoitises multiples.
Enfin, les nodules polymétalliques, présents dans les grandes profondeurs, font l'objet de recherches scientifiques. Ils ne sont pas encore exploités pour des raisons techniques et économiques.
Des mesures juridiques internationales ont été mises en place afin de réguler la gestion des océans. La convention de Montego Bay qui s'est tenue en 1982 distingue quatre types de statut pour les eaux des océans. Elle a notamment contribué à la création des zones économiques exclusives (ZEE) qui sont les seuls espaces où l'exploitation économique de l'océan est permise et dans lesquelles le pays titulaire détient le monopole de cette exploitation (étude de cas 2).
La France, notamment grâce à ses territoires et départements d'outre-mer, possède la deuxième plus grande ZEE du monde (doc. 2). Cette convention revient toutefois à effectuer un partage très inégal des ressources des océans et n'a pas réglé tous les conflits entre États.
Environ un quart des réserves non découvertes de gaz et de pétrole se trouverait dans l'Arctique. La course aux matières premières s'intensifie dans cette région. La Russie s'était empressée, en 2008, de planter son drapeau national sur la dorsale de Lomonossov. Pour les géologues canadiens, cette chaîne volcanique sous-marine est pourtant nord-américaine.
Les chercheurs aimeraient que l'Arctique bénéficie comme l'Antarctique d'un statut protecteur. L'exploitation des hydrocarbures va à l'encontre de la lutte contre le réchauffement, et elle s'accompagne de risques très importants pour l'environnement.
Michel Rocard, ambassadeur chargé des négociations internationales sur les pôles, juge difficile de « sanctuariser » le pôle Nord : les zones économiques exclusives (ZEE) - jusqu'à 200 milles des côtes -, relevant des pays riverains (Canada, Etats-unis, Russie, Danemark, Norvège), couvrent 40 % de l'Arctique.
D'après Laurence Caramel, Le Monde, 20 janvier 2009 D'après Laurence Caramel, Le Monde, 20 janvier 2009
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Le 27 Mai 2010
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