La production et la consommation d'énergie ont connu une augmentation très importante depuis les années 1940 (doc. 1). Cette hausse s'explique par une demande croissante liée à la croissance démographique mondiale (chapitre 13) et par le développement économique des pays émergents – notamment le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine (étude de cas 3).
La production d'énergie repose majoritairement sur les énergies fossiles (doc. 2). Les réserves en charbon, gaz et pétrole ne sont que partiellement connues. Des recherches sont effectuées pour localiser de nouveaux gisements (doc. 3).
La production d'énergie s'effectue majoritairement à proximité des ressources en hydrocarbures. Le Moyen-Orient et la Russie (études de cas 1 et 2), qui concentrent les principales réserves de pétrole et de gaz connues, sont les principaux foyers de production à l'échelle mondiale. Les économies des pays de cette région sont souvent dans une situation de forte dépendance vis-à-vis des cours du pétrole.
La consommation d'énergie dépend assez largement du niveau de développement économique des États. Dans le monde, les principaux pays consommateurs d'énergie sont ainsi les pays riches.
L'éloignement des foyers de consommation et de production explique l'importance des échanges d'énergie à l'échelle mondiale (doc. 4). Ces échanges se font soit par bateaux (tankers et gaziers), soit par des tubes : les oléoducs pour le pétrole et les gazoducs pour le gaz.
Le transport d'énergie fait l'objet de vives tensions internationales. Le tracé de nouveaux gazoducs et oléoducs est une question géopolitique majeure (étude de cas 1).
Il existe des points de passage stratégique, comme le détroit d'Ormuz, le détroit de Malacca ou le Bosphore.
Les hydrocarbures sont aussi une arme diplomatique permettant de faire pression sur les pays consommateurs.
Au Brésil, l'euphorie est née de l'annonce de la découverte d'immenses gisements de pétrole et de gaz, à proximité des côtes du Sud-est. La compagnie Petrobras1 les évalue entre 5 et 8 milliards de barils, augmentant de moitié les réserves nationales actuelles, ce qui propulserait le Brésil parmi les dix principaux producteurs d'or noir.
Ce trésor énergétique serait enfoui en plein océan Atlantique, à 250 kilomètres du rivage, sous une épaisse croûte de sel, vraisemblablement entre 5 000 et 7 000 mètres de profondeur. Là où le Brésil compte déjà une quinzaine de puits, mais qui extraient un pétrole à moins de 2 140 mètres. Le président de Petrobras, José Sergio Gabrielli, estime que le prix de plus en plus élevé du baril et la bonne qualité des ressources localisées devraient compenser les coûts d'exploitation. La compagnie, qui puise l'essentiel de la production en haute mer, se dit capable d'explorer dans les grandes profondeurs. Cette annonce tombe à pic : le Brésil, en pleine croissance, s'interroge sur l'insuffisance de ses ressources énergétiques.
D'après Annie Gasnier, Le Monde, 13 novembre 2007 D'après Annie Gasnier, Le Monde, 13 novembre 2007
Découvrez les trois étapes de la formation du pétrole.
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Le 27 Mai 2010
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Les lieux stratégiques pour les flux énergétiques en images :


