Même si l'Orient connaissait déjà cette technique, l'invention de l'imprimerie en Occident à la fin du xve siècle transforma le rapport à l'écrit et permit une large diffusion des ouvrages sacrés et profanes.
Quel est le principe de l'imprimerie et en quoi a-t-elle transformé l'écrit en Europe ?
Alors que la transmission des connaissances par des manuscrits était une opération longue et inévitablement sujette à des erreurs, l'imprimerie permit de reproduire des œuvres en grand nombre. Se diffusèrent donc plus facilement en l'Europe les textes anciens, que les penseurs humanistes du xvie siècle souhaitèrent éditer. Traités scientifiques, mais aussi religieux se multiplièrent. La mise en circulation de la Bible, et plus tard des écrits de Martin Luther et de Jean Calvin, favorisa la Réforme du xvie siècle. La clientèle s'élargit notamment au xviiie siècle, et la possession d'une bibliothèque n'était plus un fait rare. Les techniques de l'édition évoluèrent et la pratique des enluminures diminua progressivement.
L’imprimerie existait déjà en Asie depuis plusieurs siècles quand elle apparut en Europe, au milieu du xve siècle, grâce au travail de Gutenberg, à Mayence (en Allemagne). Gutenberg travailla dans le plus grand mystère, et il est donc difficile de connaître des éléments précis. Néanmoins, l’on s’accorde à dire qu’il perfectionna trois techniques. Il améliora la composition de l’encre en se servant d’huile. Il modifia par ailleurs la technique de fabrication des caractères : au lieu des plaques de bois dur ou de métal dont les caractères reproduisaient l’ordre du texte, il réalisa des caractères mobiles. Il en modifia la composition pour éviter qu’ils ne s’usent. Enfin, il améliora la presse à bras.
Après avoir imprimé d’autres textes, Gutenberg se lança entre 1452 et 1454 dans l’impression d’une Bible de 1284 pages, chef-d’œuvre à la fois technique et esthétique. À l’aide de ses ouvriers, dont un orfèvre, il répartit les différentes pages en cahiers, présentées comme des pages manuscrites comportant quarante-deux lignes. Ce fut le premier livre imprimé en série, connu sous le nom de « Bible de 42 lignes ». Quelque 180 exemplaires de cette œuvre d’art furent tirés sur papier et sur vélin (papier fait d’une peau de veau très fine, rare, et, pour cette raison, très coûteuse). L’entreprise ne connut cependant pas le succès escompté et Gutenberg ne réussit pas en affaires !
Agnès de Ferluc Agnès de Ferluc
Les élèves réalisent un abcédaire sur Rabelais à partir des éléments vus précédemment mais également avec des recherches complémentaires.
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Le 27 Mai 2010
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