Les trois premiers poèmes de ce chapitre ont été mis en musique au cours du siècle dernier (par Rivier, Ravel et Debussy notamment). Et ce n'est pas un hasard : au Moyen Âge, les poèmes étaient le plus souvent chantés (d'où le terme de chanson demeuré pour désigner la forme du texte 1). C'est seulement depuis l'imprimerie qu'on lit plus qu'on ne chante la poésie : auparavant elle s'écoutait surtout, ce qui subsiste de nos jours dans des pratiques poétiques comme le slam.
Qui étaient ces chanteurs et de quel type était leur musique ?
Le terme lyrisme est formé sur le mot lyre. Dès l'Antiquité, la poésie et la musique sont intimement liées puisque le héros Orphée accompagnait sa poésie de sa lyre. De même, l'aède chantait les épopées fameuses. Le lyrisme est tout d'abord une forme de poésie destinée à être chantée avec accompagnement musical avant d'être l'expression des sentiments (cette extension de la définition, post romantique, est seulement apparue au XIX e siècle).La poésie, dès l'origine, est donc un art lié à l'oralité et à la musique.
Au Moyen Age, on trouve différentes sortes de poètes chanteurs : troubadours, trouvères, ménestrels, bardes sont les plus fameux. Art de la poésie et art de la composition musicale s'entremêlent. D'ailleurs, étymologiquement, le verbe trovare signifiait composer. Le troubadour est donc celui qui compose des poèmes et les mélodies qui servaient à les mettre en musique. Les Poètes du sud de la Loire, les troubadours, composaient donc en langue d'oc tandis que ceux du nord de la Loire, les trouvères, composaient en langue d'oïl. Ils étaient d'origine sociale différente : les trouvères étaient d'origine noble, parfois même il s'agissait de grands seigneurs ou de princes qui étaient attachés à des cours tandis que les troubadours étaient des saltimbanques. Troubadours et trouvères étaient souvent accompagnés d'un jongleur qui mettait leurs vers en musique. Chansons de croisade, chansons de toile, sérénade, chansons d'aube, ballade : les thèmes et les formes de leur art étaient variés (la guerre, l'amour courtois…)
Les instruments utilisés (luth, viole, mandoline…) pour accompagner les poèmes au Moyen Age sont très souvent évoqués dans la poésie de la Renaissance. Le luth devient même l'équivalent symbolique de ce qu'était la lyre dans l'imaginaire du poète de l'Antiquité. Dans la poésie amoureuse de la Renaissance, le luth devient le symbole de l'inspiration poétique. Pensons par exemple au Sonnet II de Louise Labé : « Ô luth plaintif, viole, archet et voix ! Tant de flambeaux pour ardre une femelle ! ».
Le Caravage, Le joueur de luth, huile sur toile, 1595, Musée de l’Hermitage, Saint Pétersbourg Photo12.com-Oronoz
Par groupes de deux, les élèves recherchent l’origine des notes de musique et composent un petit poème pour retenir le nom des notes.
Menu
Page créée par lelivrescolaire
Le 27 Mai 2010
Vocabulaire de la page
Annotations du document
- Ce document n'a pas d'annotation
- Ce document n'a pas d'annotation
- Ce document n'a pas d'annotation


