Scène X. SGANARELLE, VALERE.
Sganarelle. - Merveille sur merveille : j’ai si bien fait que Gorgibus me prend pour un habile médecin. Je me suis introduit chez lui, et lui ai conseillé de faire prendre l’air à sa fille, laquelle est à présent dans un appartement qui est au bout de leur jardin, tellement qu’elle est fort éloignée du vieillard, et que vous pouvez l’aller voir commodément.
Valère. - Ah ! que tu me donnes de joie ! Sans perdre de temps, je la vais trouver de ce pas.
Sganarelle. - Il faut avouer que ce bonhomme Gorgibus est un vrai lourdaud de se laisser tromper de la sorte. (Apercevant Gorgibus) Ah ! ma foi, tout est perdu : c’est à ce coup que voilà la médecine renversée, mais il faut que je le trompe.
Molière, Le Médecin volant, pièce en un acte, scène 10 Molière, Le Médecin volant, pièce en un acte, scène 10
Mascarille. - Léandre aime Célie !
Lélie. - Il l'adore, te dis-je.
Mascarille. - Tant pis.
Lélie. - Hé! oui, tant pis, c'est là ce qui m'afflige.
Toutefois j'aurais tort de me désespérer,
Puisque j'ai ton secours je puis me rassurer ;
Je sais que ton esprit en intrigues fertile,
N'a jamais rien trouvé qui lui fût difficile,
Qu'on te peut appeler le roi des serviteurs,
Et qu'en toute la terre…
Mascarille. - Hé ! trêve de douceurs.
Quand nous faisons besoin1 nous autres misérables,
Nous sommes les chéris et les incomparables,
Et dans un autre temps, dès le moindre courroux,
Nous sommes les coquins qu'il faut rouer de coups.
Lélie. - Ma foi, tu me fais tort avec cette invective2 ;
[Mascarille tâche de décourager Lélie en lui parlant de son père, qui risque de s'opposer à ce mariage, et lui conseille de renoncer à Célie.]
Lélie. - Sais-tu qu'on n'acquiert rien de bon à me fâcher ?
Que chez moi les avis ont de tristes salaires,
Qu'un valet conseiller y fait mal ses affaires ?
Mascarille. - Il se met en courroux ! Tout ce que j'en ai dit
N'était rien que pour rire, et vous sonder l'esprit !
D'un censeur de plaisirs ai-je fort l'encolure ?
Et Mascarille est-il ennemi de nature ?
Vous savez le contraire, et qu'il est très certain,
Qu'on ne peut me taxer que d'être trop humain.
Moquez-vous des sermons d'un vieux barbon de père ;
Poussez votre bidet3, vous dis-je, et laissez faire ; [...]
Vous savez mon talent, je m'offre à vous servir.
Lélie.-. Ah ! c'est par ces discours que tu peux me ravir.
Au reste, mon amour, quand je l'ai fait paraître,
N'a point été mal vu des yeux qui l'ont fait naître ;
Mais Léandre à l'instant vient de me déclarer
Qu'à me ravir Célie il se va préparer.
C'est pourquoi dépêchons, et cherche dans ta tête
Les moyens les plus prompts d'en faire ma conquête.
Trouve ruses, détours, fourbes, inventions,
Pour frustrer un rival de ses prétentions.
Mascarille. - Laissez-moi quelque temps rêver à cette affaire.
Que pourrais-je inventer pour ce coup nécessaire ?
Lélie.- Hé bien ? le stratagème ?
Mascarille. - Ah ! Comme vous courez !
Ma cervelle toujours marche à pas mesurés.
J'ai trouvé votre fait : il faut… Non, je m'abuse.
Mais si vous alliez…
Lélie.- Où ?
Mascarille. - C'est une faible ruse.
J'en songeais une.
Lélie.- Et quelle?
Mascarille. - Elle n'irait pas bien.
Mais ne pourriez-vous pas… ?
Lélie.- Quoi ?
Mascarille. - Vous ne pourriez rien.
Parlez avec Anselme4.
Lélie.- Et que lui puis-je dire ?
Mascarille. - Il est vrai, c'est tomber d'un mal dedans un pire.
Il faut pourtant l'avoir. Allez chez Trufaldin5.
Lélie.- Que faire ?
Mascarille. - Je ne sais.
Lélie.- C'en est trop, à la fin ;
Et tu me mets à bout par ces contes frivoles.
Mascarille. - Monsieur, si vous aviez en main force pistoles,
Nous n'aurions pas besoin maintenant de rêver,
À chercher les biais que nous devons trouver ;
Et pourrions, par un prompt achat de cette esclave,
Empêcher qu'un rival vous prévienne et vous brave.
[Par son étourderie ou sa maladresse, Lélie fera échouer les onze machinations successives imaginées par son serviteur Mascarille. Comment se résoudra dès lors cette affaire ?]
Molière, L'Etourdi , acte I, scène 2 (extraits), 1654. Molière, L'Etourdi , acte I, scène 2 (extraits), 1654.
SCÈNE V
ADRASTE, HALI.
Adraste.- Je n'entends remuer personne. Hali ? Hali ?
Hali, caché dans un coin.- Monsieur.
Adraste.- Où, donc, te caches-tu ?
Hali.- Ces gens sont-ils sortis ?
Adraste.- Non, personne ne bouge.
Hali, en sortant d'où il était caché.- S'ils viennent, ils seront frottés.
Adraste.- Quoi ! tous nos soins seront, donc, inutiles ? et, toujours, ce fâcheux jaloux se moquera de nos desseins ?
Hali.- Non, le courroux du point d'honneur me prend ; il ne sera pas dit qu'on triomphe de mon adresse ; ma qualité de fourbe s'indigne de tous ces obstacles ; et je prétends faire éclater les talents que j'ai eus du Ciel.
Adraste.- Je voudrais, seulement, que par quelque moyen, par un billet, par quelque bouche, elle fût avertie des sentiments qu'on a pour elle, et savoir les siens là-dessus. Après on peut trouver facilement, les moyens...
Hali.- Laissez-moi faire seulement ; j'en essayerai tant de toutes les manières, que quelque chose, enfin, nous pourra réussir. Allons, le jour paraît ; je vais chercher mes gens, et venir attendre, en ce lieu, que notre jaloux sorte.
[...]
SCÈNE VII
DOM PÈDRE, HALI, ISIDORE.
Hali, faisant plusieurs révérences à Dom Pèdre.
Dom Pèdre.- Trêve aux cérémonies, que voulez-vous ?
Hali. Il se retourne devers Isidore, à chaque parole qu'il dit à Dom Pèdre : et lui fait des signes pour lui faire connaître le dessein de son maître.- Signor (avec la permission de la Signore), je vous dirai (avec la permission de la Signore) que je viens vous trouver (avec la permission de la Signore) pour vous prier (avec la permission de la Signore) de vouloir bien (avec la permission de la Signore)...
Dom Pèdre.- Avec la permission de la Signore, passez un peu de ce côté.
Hali.- Signor, je suis un virtuose.
Dom Pèdre.- Je n'ai rien à donner1.
Hali.- Ce n'est pas ce que je demande. Mais comme je me mêle un peu de musique, et de danse, j'ai instruit quelques esclaves qui voudraient bien trouver un maître qui se plût à ces choses ; et comme je sais que vous êtes une personne considérable, je voudrais vous prier de les voir, et de les entendre, pour les acheter, s'ils vous plaisent, ou pour leur enseigner quelqu'un de vos amis qui voulût s'en accommoder.
Isidore.- C'est une chose à voir, et cela nous divertira. Faites-les-nous venir.
Hali.- Chala bala... Voici une chanson nouvelle, qui est du temps2. Écoutez bien. Chala bala.
SCÈNE VIII
Hali chante3 dans cette scène: et les esclaves dansent dans les intervalles de son chant.
HALI ET QUATRE ESCLAVES, ISIDORE, DOM PÈDRE.
Hali chante :
D'un cœur ardent en tous lieux,
Un amant suit une belle ;
Mais d'un jaloux odieux,
La vigilance éternelle,
Fait qu'il ne peut que des yeux
S'entretenir avec elle.
Est-il peine plus cruelle
Pour un cœur bien amoureux ?
Chiribirida ouch alla,
Star bon Turca,
Non aver danara
Ti voler comprara4,
Mi servir a ti,
Se pagar per mi,
Far bona accina,
Mi levar matina,
Far boler caldara,
Parlara, parlara,
Ti voler comprara.
C'est un supplice, à tous coups,
Sous qui cet amant expire :
Mais si d'un œil un peu doux,
La belle voit son martyre,
Et consent qu'aux yeux de tous,
Pour ses attraits il soupire,
Il pourrait, bientôt, se rire
De tous les soins du jaloux.
Chiribirida ouch alla !
Star bon turca,
Non aver danara
Ti voler comprara,
Mi servir a ti,
Se pagar per mi ?
Far bona accina,
Mi levar matina,
Far boler caldara,
Parlara, parlara,
Ti voler comprara.
Dom Pèdre
Savez-vous, mes drôles,
Que cette chanson
Sent, pour vos épaules,
Les coups de bâton ?
Mi ti non comprara,
Ma ti bastonara,
Si, si, non andara,
andara, andara,
O ti bastonara5.
Oh! oh! quels égrillards! Allons, rentrons ici, j'ai changé de pensée, et puis le temps se couvre un peu. (À Hali, qui paraît encore là). Ah ! fourbe, que je vous y trouve.
Hali.- Hé bien oui, mon maître l'adore ; il n'a point de plus grand désir que de lui montrer son amour ; et si elle y consent, il la prendra pour femme.
Dom Pèdre.- Oui, oui, je la lui garde.
Hali.- Nous l'aurons, malgré vous.
Dom Pèdre.- Comment, coquin...
Hali.- Nous l'aurons, dis-je, en dépit de vos dents6.
Dom Pèdre.- Si je prends...
Hali.- Vous avez beau faire la garde, j'en ai juré, elle sera à nous.
Dom Pèdre.- Laisse-moi faire, je t'attraperai sans courir.
Hali.- C'est nous qui vous attraperons ; elle sera notre femme, la chose est résolue ; il faut que j'y périsse, ou que j'en vienne à bout.
Molière, Le Sicilien, ou l'Amour peintre, pièce en un acte, scènes 5 à 8, 1667 Molière, Le Sicilien, ou l'Amour peintre, pièce en un acte, scènes 5 à 8, 1667
Nérine.- Madame, voilà un illustre, votre affaire ne pouvait être mise en de meilleures mains, et c'est le héros de notre siècle pour les exploits dont il s'agit : un homme qui vingt fois en sa vie pour servir ses amis, a généreusement affronté les galères; qui au péril de ses bras et de ses épaules, sait mettre noblement à fin les aventures les plus difficiles; et qui, tel que vous le voyez, est exilé de son pays pour je ne sais combien d'actions honorables qu'il a généreusement entreprises.
Sbrigani.- Je suis confus des louanges dont vous m'honorez, et je pourrais vous en donner avec plus de justice sur les merveilles de votre vie; et principalement sur la gloire que vous acquîtes, lorsqu'avec tant d'honnêteté vous pipâtes1 au jeu, pour douze mille écus, ce jeune seigneur étranger que l'on mena chez vous; lorsque vous fîtes galamment ce faux contrat qui ruina toute une famille; lorsqu'avec tant de grandeur d'âme vous sûtes nier le dépôt qu'on vous avait confié; et que si généreusement on vous vit prêter votre témoignage à faire pendre ces deux personnes qui ne l'avaient pas mérité.
Nérine.- Ce sont petites bagatelles2 qui ne valent pas qu'on en parle, et vos éloges me font rougir.
Sbrigani.- Je veux bien épargner votre modestie; laissons cela.
[Ces deux personnages ne cesseront d’échafauder intrigue sur intrigue pour favoriser le mariage de Julie et d’Eraste, deux jeunes gens, contre la volonté des personnage plus vieux : déguisements, mises en scène pour faire croire que Monsieur de Pourceaugnac a des dettes ou est déjà marié, etc.]
Molière, Monsieur de Pourceaugnac, acte 1, scène 2, 1669. Molière, Monsieur de Pourceaugnac, acte 1, scène 2, 1669.
SCÈNE II
NICOLE, MONSIEUR JOURDAIN, LAQUAIS.
Monsieur Jourdain.- Nicole !
Nicole.- Plaît-il ?
Monsieur Jourdain.- Écoutez.
Nicole, rit.- Hi, hi, hi, hi, hi.
Monsieur Jourdain.- Qu'as-tu à rire ?
Nicole.- Hi, hi, hi, hi, hi, hi.
Monsieur Jourdain.- Que veut dire cette coquine-là ?
Nicole.- Hi, hi, hi. Comme vous voilà bâti! Hi, hi, hi.
Monsieur Jourdain.- Comment donc ?
Nicole.- Ah, ah, mon Dieu. Hi, hi, hi, hi, hi.
Monsieur Jourdain.- Quelle friponne est-ce là ? Te moques-tu de moi ?
Nicole.- Nenni, Monsieur, j'en serais bien fâchée. Hi, hi, hi, hi, hi, hi.
Monsieur Jourdain.- Je te baillerai sur le nez, si tu ris davantage.
Nicole.- Monsieur, je ne puis pas m'en empêcher. Hi, hi, hi, hi, hi, hi.
Monsieur Jourdain.- Tu ne t'arrêteras pas ?
Nicole.- Monsieur, je vous demande pardon ; mais vous êtes si plaisant, que je ne saurais me tenir de rire. Hi, hi, hi.
Monsieur Jourdain.- Mais voyez quelle insolence.
Nicole.- Vous êtes tout à fait drôle comme cela. Hi, hi.
Monsieur Jourdain.- Je te...
Nicole.- Je vous prie de m'excuser. Hi, hi, hi, hi.
Monsieur Jourdain.- Tiens, si tu ris encore le moins du monde, je te jure que je t'appliquerai sur la joue le plus grand soufflet qui se soit jamais donné.
Nicole.- Hé bien, Monsieur, voilà qui est fait, je ne rirai plus.
Monsieur Jourdain.- Prends-y bien garde. Il faut que pour tantôt tu nettoies...
Nicole.- Hi, hi.
Monsieur Jourdain.- Que tu nettoies comme il faut...
Nicole.- Hi, hi.
Monsieur Jourdain.- Il faut, dis-je, que tu nettoies la salle, et...
Nicole.- Hi, hi.
Monsieur Jourdain.- Encore.
Nicole.- Tenez, Monsieur, battez-moi plutôt, et me laissez rire tout mon soûl, cela me fera plus de bien. Hi, hi, hi, hi, hi.
Monsieur Jourdain.- J'enrage.
Nicole.- De grâce, Monsieur, je vous prie de me laisser rire. Hi, hi, hi.
Monsieur Jourdain.- Si je te prends...
Nicole.- Monsieur, je crèverai, aie, si je ne ris. Hi, hi, hi.
Monsieur Jourdain.- Mais a-t-on jamais vu une pendarde1 comme celle-là ? Qui me vient rire insolemment au nez, au lieu de recevoir mes ordres ?
Nicole.- Que voulez-vous que je fasse, Monsieur ?
Monsieur Jourdain.- Que tu songes, coquine, à préparer ma maison pour la compagnie qui doit venir tantôt.
Nicole.- Ah, par ma foi, je n'ai plus envie de rire; et toutes vos compagnies font tant de désordre céans2, que ce mot est assez pour me mettre en mauvaise humeur.
Monsieur Jourdain.- Ne dois-je point pour toi fermer ma porte à tout le monde ?
Nicole.- Vous devriez au moins la fermer à certaines gens.
Molière, Le Bourgeois Gentilhomme, Acte III, scène 2, 1670. Molière, Le Bourgeois Gentilhomme, Acte III, scène 2, 1670.
SCÈNE VIII
TOINETTE en médecin, ARGAN, BÉRALDE [frère d’Argan].
Toinette, en médecin.— Monsieur, agréez que je vienne vous rendre visite, et vous offrir mes petits services pour toutes les saignées, et les purgations, dont vous aurez besoin.
Argan.— Monsieur, je vous suis fort obligé. Par ma foi, voilà Toinette elle-même.
Toinette.— Monsieur, je vous prie de m'excuser, j'ai oublié de donner une commission à mon valet, je reviens tout à l'heure1.
Argan.— Eh! ne diriez-vous pas que c'est effectivement Toinette ?
Béralde.— Il est vrai que la ressemblance est tout à fait grande. Mais ce n'est pas la première fois qu'on a vu de ces sortes de choses, et les histoires ne sont pleines que de ces jeux de la nature.
Argan.— Pour moi, j'en suis surpris, et…
SCÈNE IX
TOINETTE, ARGAN, BÉRALDE.
Toinette quitte son habit de médecin si promptement qu'il est difficile de croire que ce soit elle qui a paru en médecin.— Que voulez-vous, Monsieur ?
Argan.— Comment ?
Toinette.— Ne m'avez-vous pas appelé ?
Argan.— Moi? non.
Toinette.— Il faut donc que les oreilles m'aient corné2.
Argan.— Demeure un peu ici pour voir comme ce médecin te ressemble.
Toinette, en sortant, dit.— Oui, vraiment, j'ai affaire là-bas, et je l'ai assez vu.
Argan.— Si je ne les voyais tous deux, je croirais que ce n'est qu'un.
Béralde.— J'ai lu des choses surprenantes de ces sortes de ressemblances, et nous en avons vu de notre temps où tout le monde s'est trompé.
Argan.— Pour moi, j'aurais été trompé à celle-là, et j'aurais juré que c'est la même personne.
SCÈNE X
Toinette, en médecin, ARGAN, BÉRALDE.
Toinette, en médecin.— Monsieur, je vous demande pardon de tout mon cœur.
Argan.— Cela est admirable !
Toinette.— Vous ne trouverez pas mauvaise, s'il vous plaît, la curiosité que j'ai eue de voir un illustre malade comme vous êtes, et votre réputation qui s'étend partout, peut excuser la liberté que j'ai prise.
Argan.— Monsieur, je suis votre serviteur.
Toinette.— Je vois, Monsieur, que vous me regardez fixement. Quel âge croyez-vous bien que j'aie ?
Argan.— Je crois que tout au plus vous pouvez avoir vingt-six, ou vingt-sept ans.
Toinette.— Ah, ah, ah, ah, ah ! J'en ai quatre-vingt-dix.
Argan.— Quatre-vingt-dix ?
Toinette.— Oui. Vous voyez un effet des secrets de mon art, de me conserver ainsi frais et vigoureux.
Argan.— Par ma foi voilà un beau jeune vieillard pour quatre-vingt-dix ans.
Toinette.— Je suis médecin passager, qui vais de ville en ville, de province en province, de royaume en royaume, pour chercher d'illustres matières à ma capacité, pour trouver des malades dignes de m'occuper, capables d'exercer les grands, et beaux secrets que j'ai trouvés dans la médecine.
Molière, Le malade Imaginaire, acte III, scènes 8 à 10, 1673 Molière, Le malade Imaginaire, acte III, scènes 8 à 10, 1673
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Le 17 Juin 2010
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