Au début du XXe siècle, la tuberculose, dont la forme la plus courante frappe les poumons, est encore une maladie contagieuse, incurable et parfois mortelle, qui « répand la terreur » chez les populations et laisse les médecins impuissants. Les progrès de la biologie et de la chimie ont permis le développement d'instruments de prévention, de diagnostic et de traitement, qui ont fait reculer très sensiblement la maladie.
Par quels nouveaux moyens les médecins ont-ils réussi à combattre plus efficacement la tuberculose ?
La phtisie1 pulmonaire est souvent précédée de laryngites et bronchites à répétition, rhume négligé […] Arrive bientôt la consomption2 […] ; la fièvre apparaît […] ; des sueurs, surtout la nuit, se joignent aux vomissements, à la diarrhée, aux points de côté, aux crachements de sang ; l’amaigrissement augmente, les pieds enflent […], la langue se couvre de muguet3. C’est le plus généralement au milieu de cette déchéance générale, dans le cours de laquelle les facultés intellectuelles sont ordinairement intactes, que survient la mort au bout de quelques mois ou de plusieurs années. Le traitement de la phtisie tuberculeuse […] : Huile de foie de morue A. Boissy4 […] à hautes doses (quatre à six cuillers par jour) si l’état de l’estomac et de l’intestin le permet ; Glycérine Price5 […], associée à quelques grammes de rhum, et aromatisée avec une goutte d’essence de menthe […].
La Médecine moderne à la portée de tous. Manuel de la langue médicale, 1889
Photomicrographie de bacilles de la tuberculose dans un crachat, 1887
Le bacille (bactérie en forme de bâtonnet) responsable de la tuberculose a été découvert par le biologiste allemand Robert Koch en 1882.
Institut Pasteur
Dessin de A.E. Marty, 1949
Service des Archives Institut Pasteur
[À propos de la streptomycine, substance antibiotique] Nous l’avons systématiquement employée de novembre 1947 à janvier 1949, dans un but expérimental, chez 138 malades atteints de tuberculoses pulmonaires variées […]. Très vite, nous avions adopté la posologie suivante : un gr. par jour en deux injections dans les 24h […] Nos conclusions étaient les suivantes : la streptomycine a une action constante et nette sur les signes généraux de la maladie et sur les signes fonctionnels, quelle que soit la forme de tuberculose traitée.
A. Duroux, P. Masson, J. Marty, J. Jarniou, « Notre expérience du traitement de la tuberculose par les antibiotiques à l’hôpital Percy », Annales de médecine, 1953
|
1817 |
Le médecin Laennec (France) invente le |
|
1882 |
Le médecin et bactériologue Koch (Allemagne) découvre le bacille responsable de la tuberculose. |
|
1895 |
Le physicien Röntgen (Allemagne) découvre les rayons X : la radiologie devient un outil de |
|
1921 |
Le médecin et biologiste Calmette et le vétérinaire Guérin (France) mettent au point le vaccin Bilié de Calmette et Guérin (BCG) contre la tuberculose. |
|
1923 |
Fondation du Comité national de défense |
|
1943 |
Le microbiologiste Waksman (États-Unis) découvre la streptomycine, premier traitement antibiotique efficace contre la tuberculose. |
Menu
Page créée par lelivrescolaire
Le 05 Juillet 2011
Vocabulaire de la page
Annotations du document
- Ce document n'a pas d'annotation
- Ce document n'a pas d'annotation
- Ce document n'a pas d'annotation
- Ce document n'a pas d'annotation
- Ce document n'a pas d'annotation
- Ce document n'a pas d'annotation
- Ce document n'a pas d'annotation



