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Histoire, Géographie, Éducation civique 3e

Dossier 1

La guerre des tranchées : l'exemple de Verdun (1916)

Après l'échec de la guerre de mouvement à la fin de 1914, un nouveau type de guerre apparaît : la guerre de position. Les soldats s'enterrent dans des tranchées et les armées s'épuisent dans des offensives meurtrières, échouant à percer les lignes ennemies. Les poilus vivent dans des conditions effroyables et livrent des combats d'une grande violence. Ainsi, plus de 163 000 soldats français et 143 000 allemands sont tués pendant la bataille de Verdun, livrée entre février et décembre 1916.

Pourquoi la bataille de Verdun est-elle représentative de la guerre des tranchées ?

Documents

 

Derrière le secteur français du front de l’ouest se trouvent des objectifs pour lesquels l’état-major français sera contraint de jeter dans la bataille tous les hommes disponibles. […] Les armées françaises seront saignées à blanc – que nous atteignons ou pas notre but. S’il ne le fait pas et que nous atteignons nos objectifs, l’effet moral sur la France sera énorme.

Extraits du Mémorandum de Noël du général allemand Falkenhayn, décembre 1915

Soldats de l’armée de Verdun, depuis trois semaines, vous subissez le plus formidable assaut que l’ennemi ait encore tenté […]. [Il] avait compté sans vous ! Nuit et jour, malgré un bombardement sans précédent, vous avez résisté à toutes leurs attaques […]. La lutte n’est pas encore terminée, car les Allemands ont encore besoin d’une victoire. Vous saurez la leur arracher.

Proclamation du général Pétain aux soldats français de Verdun, 11 mars 1916





{"id":"15688","resType":"text","gutType":"291","title":"La bataille de Verdun, vue des c&ocirc;t&eacute;s allemand et fran&ccedil;ais","datas":{"content":"<p class=\"documents-document-extrait\">Derri\u00e8re le secteur fran\u00e7ais du front de l&rsquo;ouest se trouvent des objectifs pour lesquels l&rsquo;\u00e9tat-major fran\u00e7ais sera contraint de jeter dans la bataille tous les hommes disponibles. [&hellip;] Les arm\u00e9es fran\u00e7aises seront saign\u00e9es \u00e0 blanc &ndash; que nous atteignons ou pas notre but. S&rsquo;il ne le fait pas et que nous atteignons nos objectifs, l&rsquo;effet moral sur la France sera \u00e9norme.<\/p>\n<p class=\"documents-document-source\"><span class=\"g-n-ral-italique\">Extraits du M\u00e9morandum de No\u00ebl du g\u00e9n\u00e9ral allemand Falkenhayn<\/span>, d\u00e9cembre 1915<\/p>\n<p class=\"documents-document-extrait\">Soldats de l&rsquo;arm\u00e9e de Verdun, depuis trois semaines, vous subissez le plus formidable assaut que l&rsquo;ennemi ait encore tent\u00e9 [&hellip;]. [Il] avait compt\u00e9 sans vous ! Nuit et jour, malgr\u00e9 un bombardement sans pr\u00e9c\u00e9dent, vous avez r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 toutes leurs attaques [&hellip;]. La lutte n&rsquo;est pas encore termin\u00e9e, car les Allemands ont encore besoin d&rsquo;une victoire. Vous saurez la leur arracher.<\/p>\n<p class=\"documents-document-source\"><span class=\"g-n-ral-italique\">Proclamation du g\u00e9n\u00e9ral P\u00e9tain aux soldats&nbsp;fran\u00e7ais de Verdun<\/span>, 11 mars 1916<\/p>\n<br \/><br \/><div class=\"footNoteArea\" style=\"display:none;\">&nbsp;<\/div>","title":null,"complements":null,"credits":null,"credits2":"","license":null,"source":"0","origine":"","caption":"","comments":null},"rubric_order":"12"}

 
{"id":"15690","resType":"map","gutType":"290","title":"La bataille de Verdun (f&eacute;vrier-d&eacute;cembre 1916)","datas":{"credits":"","license":"0","source":"0","caption":null,"description":"<div>Contenu de la carte<br \/><br \/><strong>Titre de la carte :&nbsp;<\/strong>La bataille de Verdun (1916)<\/div>\n<div><br \/><strong>El&eacute;ments de l&eacute;gende :<\/strong><\/div>\n<div><br \/>1. L'offensive allemande<br \/>&nbsp;<\/div>\n<div>Front le 21 f&eacute;vrier (trait rouge)<\/div>\n<div>Offensives allemandes (fl&egrave;ches)<\/div>\n<div>Front le 24 f&eacute;vrier (trait orange)<\/div>\n<div>Gains territoriaux allemands apr&egrave;s les premiers jours de l'offensive (aplat vert fonc&eacute;)<\/div>\n<div><br \/>2. La r&eacute;sistance de l'arm&eacute;e fran&ccedil;aise<br \/>&nbsp;<\/div>\n<div>Avance maximale des arm&eacute;es allemandes (trait de couleur)<\/div>\n<div>Gains territoriaux maximum (vert clair)<\/div>\n<div>Territoires repris par les Fran&ccedil;ais au 15 d&eacute;cembre 1916 (zone hachur&eacute;e en bleu)<\/div>\n<div><br \/>Forts&nbsp;(figur&eacute; ponctuel)<\/div>\n<div>Villages (figur&eacute; ponctuel)<\/div>\n<div><br \/><strong>Descriptif :<\/strong><br \/><br \/>Reproduire la PJ 1, avec les modifications suivantes :<br \/>- &nbsp;Recadrer en suivant le rectangle indiqu&eacute; sur le mod&egrave;le.<\/div>\n<div>-&nbsp;Colorer d&rsquo;un vert sp&eacute;cifique la zone occup&eacute;e par l&rsquo;arm&eacute;e allemande (l&agrave; o&ugrave; est &eacute;crit \"Ve arm&eacute;e allemande sur la PJ1) et d&rsquo;un bleu clair la zone fran&ccedil;aise.\n<div>- Faire repasser la Meuse afin de la diff&eacute;rencier dans le paysage.<\/div>\n<div>- Faire dispara&icirc;tre la ligne de relief encore pr&eacute;sente sur la carte en bas &agrave; droite.<\/div>\n<div>- Indiquer sur la carte &laquo; Voie Sacr&eacute;e &raquo; qui relie Bar-le-Duc &agrave; Verdun : la r&eacute;hausser d'une couleur, et modifier l&eacute;g&egrave;rement la fl&egrave;che indiquant la direction de Bar-le-Duc de telle sorte qu'elle longe la voie sacr&eacute;e.&nbsp;<\/div>\nToponymie : supprimer le nom de tous les villages apparaissant sur la PJ1, sauf celui de Fleury.<\/div>\n<div>Garder le nom des trois principaux forts : Douaumont, Vaux, Souville.<\/div>\n<div><br \/>Dans la l&eacute;gende :&nbsp;<\/div>\n<div>Gains territoriaux des Allemands apr&egrave;s les premiers jours de l'offensive = \"remplace gains territoriaux des allemands\"<\/div>\n<div>Territoires repris par les Fran&ccedil;ais au 15 d&eacute;cembre 1916 = remplace territoires repris par les Fran&ccedil;ais jusqu'au 15 d&eacute;cembre 1916<br \/>Avance maximale des arm&eacute;es allemandes = correspond au trait longeant Chatillon, Eix..<\/div>\n<div><br \/><strong>Source :<\/strong><br \/>Compilation.<br \/><br \/>Format de la carte<strong><br \/><br \/><\/strong><strong>Type de projection (polaire \/ plane \/ autre)<\/strong>&nbsp;: \/<br \/><br \/><strong>Largeur (demi-page \/ deux-tiers de page \/ page enti&egrave;re)<\/strong>&nbsp;: demi-page<br \/><br \/><strong>Gabarit de la carte (rectangle en largeur \/ rectangle en hauteur \/ carr&eacute;)<\/strong>&nbsp;: carr&eacute;<br \/>&nbsp;<\/div>","thumb":"\/upload\/LeLivreScolaire\/thumb.small.p16m56do691a5q195dcq9151i1dng1.png","medium":"\/upload\/LeLivreScolaire\/p16m56do691a5q195dcq9151i1dng1.png","max":"\/upload\/LeLivreScolaire\/max.p16m56do691a5q195dcq9151i1dng1.png","comments":null},"rubric_order":"12"}

Les tranchées sont le lieu de vie et de combat des soldats. Ils y subissent les assauts ennemis, et surtout les bombardements massifs, responsables de la majorité des pertes pendant la Première Guerre mondiale.

Costa/Leemage

{"id":"15774","resType":"image","gutType":"289","title":"Soldats fran&ccedil;ais dans une tranch&eacute;e &agrave; Verdun","datas":{"credits":"Costa\/Leemage","origine":null,"license":"0","source":"0","caption":"","thumb":null,"medium":"\/upload\/emilie_bret\/p16jqmv67tpe11n13ul4b9rmpc1.jpg","max":"\/upload\/emilie_bret\/max.p16jqmv67tpe11n13ul4b9rmpc1.jpg","title":null,"comments":"<p class=\"documents-document-commentaire\">Les tranch&eacute;es sont le lieu de vie et de combat des soldats. Ils y subissent les assauts ennemis, et surtout les bombardements massifs, responsables de la majorit&eacute; des pertes pendant la Premi&egrave;re Guerre mondiale.<\/p>","delivery_comments":null},"rubric_order":"12"}

Mardi 29 février : [...] Le carnage est immense. La débauche des projectiles d’artillerie est incroyable : 80 000 obus en quelques heures, sur un espace de 1 000 m de long sur 3 à 400 mètres de profondeur. [...]

Mercredi 29 mars : […] Nos poilus héroïques tiennent bon, malgré les déluges d’acier, de liquides enflammés et de gaz asphyxiants.

D’après Marcel Poisot cité dans L’Histoire, n° 107, « 14-18 : mourir pour la patrie », janvier 1988

Imagine ce que peut être un assaut à l’arme blanche […]. Avec une sorte d’inquiétude animale, […] tous se taisent. […] Les coups de fusil commencent à claquer […]. Ce sont des cris et des hurlements d’horreur. Des hommes tombent, cassés en deux dans leurs élans, il faut franchir la plaine balayée par les balles, les cadavres aux membres disloqués, […]
un terrible corps à corps s’engage. […] C’est à l’aide de nos pelles que nous frappons. […] Je suis fou, je ne vois même plus le danger […].

Lettre de Louis Corti, 29 août 1916, d’après Jean-Pierre Guéno, Paroles de Verdun, Perrin, Paris, 2006



{"id":"15707","resType":"text","gutType":"291","title":"Combattre dans les tranch&eacute;es","datas":{"content":"<p class=\"documents-document-extrait\">Mardi 29 f\u00e9vrier&nbsp;: [...] Le carnage est immense. La d\u00e9bauche des projectiles d&rsquo;artillerie est incroyable : 80 000 obus en quelques heures, sur un espace de 1&nbsp;000 m de long sur 3 \u00e0 400 m\u00e8tres de profondeur. [...]<\/p>\n<p class=\"documents-document-extrait\">Mercredi 29 mars&nbsp;: [&hellip;] Nos <span class=\"vocWord\" data-id=\"5988\" data-orig=\"cG9pbHU=\" data-alternative=\"\" data-def=\"U3Vybm9tIGFmZmVjdHVldXggZG9ubiZlYWN1dGU7IGF1eCBzb2xkYXRzIGZyYW4mY2NlZGlsO2FpcyBxdWkgcG91dmFpZW50IGRpZmZpY2lsZW1lbnQgc2UgcmFzZXIu\">poilus<\/span> h\u00e9ro\u00efques tiennent bon, malgr\u00e9 les d\u00e9luges d&rsquo;acier, de liquides enflamm\u00e9s et de gaz asphyxiants.<\/p>\n<p class=\"documents-document-source\">D&rsquo;apr\u00e8s Marcel Poisot cit\u00e9 dans <span class=\"g-n-ral-italique\">L&rsquo;Histoire<\/span>, n&deg; 107, &laquo;&nbsp;14-18&nbsp;: mourir pour la patrie&nbsp;&raquo;, janvier 1988<\/p>\n<p class=\"documents-document-extrait\">Imagine ce que peut \u00eatre un assaut \u00e0 l&rsquo;arme blanche [&hellip;]. Avec une sorte d&rsquo;inqui\u00e9tude animale, [&hellip;] tous se taisent. [&hellip;] Les coups de fusil commencent \u00e0 claquer [&hellip;]. Ce sont des cris et des hurlements d&rsquo;horreur. Des hommes tombent, cass\u00e9s en deux dans leurs \u00e9lans, il faut franchir la plaine balay\u00e9e par les balles, les cadavres aux membres disloqu\u00e9s, [&hellip;] <br \/>un terrible corps \u00e0 corps s&rsquo;engage. [&hellip;] C&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;aide de nos pelles que nous frappons. [&hellip;] Je suis fou, je ne vois m\u00eame plus le danger [&hellip;].<\/p>\n<p class=\"documents-document-source\"><span class=\"g-n-ral-italique\">Lettre de Louis Corti<\/span>, 29 ao\u00fbt 1916, d&rsquo;apr\u00e8s Jean-Pierre Gu\u00e9no, <span class=\"g-n-ral-italique\">Paroles de Verdun<\/span>, Perrin, Paris, 2006<\/p>","title":null,"complements":null,"credits":null,"credits2":"","license":null,"source":"0","origine":"","caption":"","comments":null},"rubric_order":"12"}

 

Depuis huit jours, les corvées de soupe ne reviennent plus. Elles partent le soir à la nuit noire […]. On voit là-bas un mort couché par terre, pourri et plein de mouches mais encore ceinturé de bidons et de boules de pain passées […]. On mange n’importe quoi. Vers le soir, un copain est arrivé avec un rat. Une fois écorché, la chair est blanche comme du papier.



D’après Jean Giono (1895-1970), Écrits pacifistes, Gallimard, 1939

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Vue générale de l'ossuaire et du cimetière de Douaumont (Lorraine)

Après la Première Guerre mondiale, une nécropole est construite pour rendre hommage aux soldats français et allemands morts pendant la bataille de Verdun. Inauguré en 1932, ce monument rassemble les corps de 130 000 soldats inconnus, français et allemands. Devant l'ossuaire se trouve un cimetière comprenant plus de 16 000 tombes de soldats français.

{"id":"23462","resType":"image","gutType":"289","title":"Douaumont, un lieu de m&eacute;moire","datas":{"credits":"<a href=\"http:\/\/commons.wikimedia.org\/wiki\/File:Knekelhuis-verdun.jpg?uselang=fr\" target=\"_blank\">Wikimedia\/SieBot<\/a>","origine":null,"license":"0","source":"0","caption":"<p class=\"documents-document-legende\">Vue g&eacute;n&eacute;rale de l'ossuaire et du cimeti&egrave;re de Douaumont (Lorraine)<\/p>","thumb":null,"medium":"\/upload\/LeLivreScolaire\/p16kmrgfpshfu1nqe1hss13hubke1.jpg","max":"\/upload\/LeLivreScolaire\/max.p16kmrgfpshfu1nqe1hss13hubke1.jpg","title":null,"comments":"<p class=\"documents-document-commentaire\">Apr&egrave;s la Premi&egrave;re Guerre mondiale, une n&eacute;cropole est construite pour rendre hommage aux soldats fran&ccedil;ais et allemands morts pendant la bataille de Verdun. Inaugur&eacute; en 1932, ce monument rassemble les corps&nbsp;de 130 000 soldats inconnus, fran&ccedil;ais et allemands. Devant l'ossuaire se trouve un cimeti&egrave;re comprenant plus de 16 000 tombes de soldats fran&ccedil;ais.<\/p>","delivery_comments":null},"rubric_order":"12"}
 

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