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Français 3e

Fiche méthodologique

Les différents types de sujets de rédaction

Fiche

Deux sujets de rédaction au choix vous sont proposés : l’un fait essentiellement appel à votre imagination, l’autre demande une réflexion sur une question ou un thème en relation avec le texte.

Sujets d’imagination



Les types de sujets proposés peuvent être très variés. Vous trouverez ci-dessous les types de sujets les plus fréquents, ainsi que des conseils pour les traiter. Cette liste n’est bien sûr pas restrictive.

  • 1) Écrire un récit

  • Identifiez le narrateur demandé, et donc la personne à laquelle sera faite la narration (première ou troisième personne).
  • Le point de vue narratif (interne, externe ou omniscient) vous est-il imposé par le sujet ? Sinon, choisissez celui qui vous semble le plus pertinent.
  • Connaît-on le destinataire du récit ? Si oui, il faudra adapter votre manière de raconter à ce destinataire.
  • Le système des temps (présent ou passé) vous est-il imposé ?

Conseils : Si vous avez le choix, et que vous ne vous sentez pas très à l’aise avec la conjugaison du passé simple, n’hésitez pas à écrire votre texte au présent de narration et/ou au passé composé (mais dans ce cas soyez attentif(ve) aux accords du participe passé…).

  • Créez vos personnages dans votre tête, en notant au brouillon leurs caractéristiques principales (attention : parfois le sujet vous donne certaines indications sur les personnages).


Pour plus de précisions, lisez les conseils qui vous sont donnés dans « Écrire un portrait ».


  • Pour commencer votre récit, il y a deux possibilités :
  • soit vous commencez par un paragraphe d’introduction, qui présentera le cadre spatio-temporel, les personnages, la situation, etc. ;
  • soit vous commencez in medias res, « au milieu de l’action » : cette deuxième solution a l’avantage de plonger directement le lecteur dans l’action, sans le faire attendre ; néanmoins, il faut parvenir à délivrer les informations essentielles à la compréhension du récit assez rapidement, afin que le lecteur ne soit pas perdu.
  • Rédigez la situation finale.

Conseils : 


- Décidez de la fin de votre récit avant de rédiger le récit lui-même : votre texte sera beaucoup plus cohérent (vous éviterez d’écrire de longs passages qui finalement se révèleront inutiles pour la progression de l’histoire). Il est très important, au moment où vous commencez à écrire, de savoir où vous allez.
Vous pouvez terminer votre récit par un petit paragraphe de conclusion, qui montrera l’évolution des personnages, la manière dont ils ont évolué depuis la situation initiale.

- Inventez les différentes étapes qui permettront de passer de la situation initiale à la situation finale. Allez vous suivre l’ordre chronologique, ou faire des retours en arrière (« flashbacks ») et/ou des anticipations ?

Conseils :

- Ne pas respecter la chronologie d’un récit peut être un choix intéressant, par exemple pour expliquer une situation en racontant un épisode passé (retour en arrière), ou pour créer du suspense en anticipant sur la suite (anticipation).
Mais attention : si vous faites ce choix, il faudra veillez à conjuguer les verbes au temps approprié (par exemple, dans un récit au passé, un retour en arrière doit s’écrire au plus-que-parfait), et à encadrer ces passages par des connecteurs pour que le lecteur se repère dans le récit (par exemple, à la fin d’un retour en arrière, il faut que le lecteur comprenne que le récit revient à la période initiale)

- Vous pouvez vous aider du schéma narratif (un élément perturbateur fait démarrer l’action, en posant un « problème » au personnage, qu’il devra résoudre ; il ne parviendra pas tout de suite à son but – sinon il n’y aurait pas d’histoire – mais rencontrera divers obstacles, qui seront autant de péripéties…)
Agrémentez votre récit de passages descriptifs (pour établir l’arrière-plan, le décor, permettre au lecteur de se représenter la scène, les personnages, etc.) et de dialogues (qui rendront votre récit plus vivant).

Remarques :

- Cela vous est parfois explicitement demandé par le sujet.

- Pour des conseils d’écriture sur la description et le dialogue, reportez-vous aux rubriques correspondantes.

- Structurez votre texte par des connecteurs (notamment temporels : ensuite, le lendemain, etc.).

  • 2) Écrire une suite de texte


Le sujet vous donne souvent une piste à suivre : la rencontre entre deux personnages, une dispute, l’arrivée dans un nouveau lieu, un retournement de situation…

  • Résumez dans votre tête ce qui s’est passé dans le texte de départ, et ce qu’il serait donc logique d’attendre. Quelles sont les solutions possibles pour faire évoluer l’action ?
 
  • La fin du texte est importante : elle contient certainement de petits indices qui peuvent vous orienter vers une suite possible.

 

  • L’un des critères principaux sur lesquels vous serez noté(e) sera la cohérence par rapport au texte de départ. À moins qu’il y ait des précisions contraires dans le sujet, veillez donc à bien respecter :
  • Le cadre spatio-temporel (lieu, époque, saison, moment de la journée…) ; vous pouvez changer de lieu et de moment mais il faudra bien le préciser dans votre texte par des connecteurs spatio-temporels ;
  • La cohérence des personnages (caractère, manière de parler, de se comporter, etc.) ;
  • Le rapport entre les personnages (dominant/dominé, complicité, haine etc.) ;
  • Le type de texte ;
  • Le type de narration (narrateur interne ou externe, point de vue narratif si rien ne vous est précisé dans les consignes) ;
  • Le système de temps (temps du présent ou temps du passé) ;
  • Le style d’écriture ;
  • Le ou les registre(s) employé(s) (comique, pathétique, etc.).


Reprenez des éléments du texte de départ dans votre rédaction pour assurer la continuité.

Commencez votre suite de texte en recopiant la dernière phrase de l’extrait, en la mettant entre guillemets.

Soignez particulièrement la première phrase de votre texte, puisqu’elle assure la transition avec le texte de départ.

Pensez dès le début à la manière dont votre texte se terminera.

Avant de rédiger au propre, mettez-vous dans la peau d’un(e) scripte au cinéma, pour traquer les éventuels problèmes de raccords entre le texte de départ et le vôtre : une chemise bleue ne peut pas tout à coup devenir rouge, un personnage venu en voiture à un rendez-vous ne va pas repartir à pied, etc.

Attention aux anachronismes : si l’histoire se passe au XIXe siècle, un personnage ne peut pas en appeler un autre sur son téléphone portable…
En conclusion, gardez à l’esprit qu’écrire une suite de texte, c’est avant tout montrer que l’on a bien compris le texte de départ.

  • 3) Écrire une description (ou un portrait)

 

  • Identifiez le type de narrateur (interne ou externe) et le point de vue narratif (interne, externe ou omniscient) demandés :
  • Selon le cas, votre description devra être neutre (objective) ou subjective(marquée par les émotions ou sentiments de celui qui décrit).
  • Si le sujet vous laisse le choix, préférez une description subjective, plus riche puisqu’elle transcrit un point de vue sur ce qui est décrit. Vous utiliserez alors un vocabulaire mélioratif si vous voulez donner une impression positive de ce qui est décrit, ou péjoratifsi vous voulez donner une impression négative.

 

  • Organisez votre description : par un effet de zoom avant (du général au particulier) ou arrière (d’un détail à une description d’ensemble), de gauche à droite, de bas en haut, du premier plan vers l’arrière-plan…


Utilisez des connecteurs spatiaux (À gauche, plus loin, etc.) pour passer d’un élément décrit à un autre.
Les temps utilisés pour la description sont l’imparfait pour un texte passé et le présent pour un texte au présent.

Ne vous limitez pas à une description visuelle : décrivez aussi les odeurs, les sensations, les bruits, les saveurs… Essayez d’évoquer les cinq sens !

  • Insérez de courts passages narratifs pour :
  • justifier les changements d’angles de vue (« Intrigué par ce bruit, je contournai la maison. Je vis alors…») ;
  • faire des liens entre les différentes parties de la description ;
  • créer des pauses dans la description.

 

  • Soignez votre style d’écriture :
  • Utilisez des comparaisons et des métaphorespour enrichir votre description, la rendre plus précise et poétique.
  • Variez les expansions du nom :adjectifs, GN compléments du nom, propositions relatives. 
  • Variez les verbes de perception :observer, apercevoir, distinguer, entendre, percevoir… Utilisez parfois d’autres types de formulations pour éviter la monotonie : « attira mon attention », « me surprit », « m’intrigua», etc.
  • Évitez d’utiliser la formulation « Il y a».
  • Ne cherchez pas à tout dire, au risque de proposer un texte confus et ennuyeux : il faut sélectionner les caractéristiques qui vous semble intéressantes, et qui permettront de préciser l’impression générale que vous voulez donner au lecteur.


Dans le cas d’un portrait (description d’une personne)

Ne vous contentez pas de décrire votre personnage comme sur une photographie : décrivez-le aussi en mouvement, en train de faire des choses (comme dans un film).

Repérez si vous devez faire uniquement un portrait physique, ou également un portrait moral. Si rien n’est précisé, approfondissez le portrait en précisant les habitudes du personnage (si le narrateur est censé le connaître), sa gestuelle, ses tics (se caresser le menton, passer la main dans ses cheveux, etc.), sa manière de parler (niveau de langue, prononciation, accent s’il en a un, débit rapide ou lent, etc.), de marcher…

  • Comme pour la description d’un lieu, organisez votre portrait :
  • du général au particulier (de la silhouette à un détail de sa peau par exemple) ;
  • ou au contraire à partir d’un détail marquantCe qui frappait immédiatement quand on la rencontrait, c’était sa voix : râpeuse, éraillée, crépitante comme la vague qui se retire d’une plage de galets.») ;
  • d’une description physique à un portrait moral, une évocation des traits de caractère.


Remarque :
une description qui part d’un détail pour arriver à l’ensemble demande un peu plus de savoir-faire pour ne pas perdre le lecteur qu’une description qui part du général pour aller vers le particulier. Si vous décidez de procéder ainsi, soyez donc particulièrement attentif à la progression de votre description.
Terminez en rassemblant tous les éléments décrits pour leur donner une unité : il faut que le lecteur puisse saisir l’impression générale qui se dégage du personnage.

  • 4) Écrire un dialogue


Devez-vous écrire un dialogue théâtral ou un dialogue inséré dans un récit ? La présentation n’est pas la même.

  • Où, quand, pourquoi et dans quelles circonstances a-t-il lieu ? (rencontre, explication entre deux personnages, etc.).
  • Quel est le thème du dialogue ?
  • Quel est son but ? : opposer deux points de vue, débattre (dialogue argumentatif), expliquer, raconter ?
  • Quel est le caractère des personnages ? Sont-ils dans un rapport d’égalité, ou l’un domine-t-il l’autre ? (dans ce cas, celui qui domine parlera plus, et répondra aux questions de celui qui est dominé).



  • Adaptez le niveau de langue à l’identité des interlocuteurs (attention néanmoins : le langage grossier, vulgaire, très familier, est à exclure).


Introduisez le dialogue par une phrase qui précisera les circonstances, le contexte de l’échange.

Entrez rapidement dans le vif du sujet : évitez le « – Salut. – Salut. – Ca va ? – Oui ça va. Et toi ? – Oui ça va… »). Votre dialogue doit avancer ; si vous sentez qu’il stagne, s’embourbe, supprimez trois ou quatre répliques et remplacez-les par une seule.

  • Variez les verbes introducteurs de parole(s’il s’agit d’un dialogue inséré dans un récit) pour éviter la répétition de dire et préciser la fonction de la réplique (demander, répondre, rétorquer, etc.), le ton sur lequel elle est prononcée (protester, supplier, bougonner, gémir, etc.) le volume de la voix (hurler, chuchoter, s’égosiller, murmurer, etc.), etc.


De même, variez la manière de désigner les personnages s’il s’agit d’un dialogue inséré dans un récit : nom, pronom, synonyme – « le jeune homme » –.

  • Entrecoupez votre dialogue de courts passages narratifs ou descriptifs, qui donneront un arrière- plan au dialogue et rompront la monotonie (« Dehors, le ciel commençait à s’assombrir » ; « Il tambourinait nerveusement sur la table du bout des doigts », « Après avoir bu un grand verre d’eau d’une traite, il reprit : … »)


Dans un dialogue théâtral, ces informations, ainsi que celles contenues dans les verbes de paroles, seront mises sous forme de didascalies.

Le temps de référence pour le discours direct (donc pour le dialogue) est le présent ; quand un personnage évoque un fait passé il utilise le passé composé. N’utilisez pas le passé simple, qui est un temps de l’écrit.

Lors de votre relecture, veillez à ce que le lecteur puisse immédiatement comprendre qui parle.

  • 5) Écrire une lettre

 

  • Il faut d’abord vous demander quelle est la situation d’énonciation à respecter, à savoir :
  • Qui est l’émetteur(la personne qui écrit la lettre) ? S’agit-il de vous ? D’un personnage du texte ? D’un personnage que vous devez créer ? Quel est son nom ? Quel âge a-t-il ? Quel est son caractère ? Cela aura une influence sur le style d’écriture.
  • Qui est le destinataire(la personne à qui la lettre est destinée) ?
  • L’émetteur et le destinataire se connaissent-ils ? Quel est le rapport entre eux ? Est-ce un ami, un parent, un supérieur hiérarchique…?


Cela influera sur le niveau de langue à employer (et notamment sur la formule de politesse finale), mais aussi sur la présentation de la lettre (une lettre officielle comporte plus de rubriques, comme les coordonnées de l’expéditeur, du destinataire, l’objet…) (Reportez-vous sur notre site au manuel de Français 4e).

, quand et dans quelles circonstances cette lettre est-elle écrite ?

Quel est le but de cette lettre ? Décrire ? Raconter ? Argumenter ? Expliquer ? Exprimer des sentiments ? Demander quelque chose ?

Le sujet donne-t-il une précision sur le contenu, sur le registre (comique, pathétique, etc.) à employer, etc. ?

Si la lettre est censée être écrite de nos jours, n’utilisez pas le passé simple mais plutôt le passé composé, même si vous écrivez dans un registre soutenu : cela alourdirait votre lettre et la rendrait moins naturelle.

Attention : même si vous êtes censé(e) être l’auteur de la lettre et si une lettre doit comporter une signature, ne signez pas votre devoir avec votre propre nom : toutes les copies du brevet doivent rester anonymes. Mettez simplement un prénom, ou un « M. » suivi de l’initiale d’un nom de famille par exemple.

  • 6) Écrire un article de journal

 

  • Commencez par définir clairement la situation d’énonciation, en répondant aux questions suivantes :
  • À qui ce journal s’adresse-t-il ? : le ton, le niveau de langue, la manière de présenter les faits ne seront pas le même suivant le destinataire.
  • Quel est le contenude l’article ?
  • Quel est le but de l’article ? : informer, expliquer ou convaincre ? Autrement dit, l’article devra-t-il être neutre ou subjectif ?

 

  • Donnez un titre à votre article :
  • Il doit être court ;
  • Il doit à la fois résumer le contenu de l’article et donner envie de le lire ;
  • Un titre se présente souvent sous la forme d’une phrase nominale (sans verbe) : Les Bleus en finale !, Une découverte surprenante, Grève des transports;
  • Il n’est pas rare qu’un titre d’article soit basé sur un jeu de mots (Les pompiers dans le feu de l’action, Les éoliennes auront-elles le vent en poupe, etc. titres extraits du journal La Province, 07/10/03).


Commencez l’article par exposer clairement les faits ou le sujet.

Faites des phrases courtes, des paragraphes courts et clairs, utilisez un vocabulaire précis : un journal doit se lire facilement.

Comme les copies doivent rester parfaitement anonymes, ne signez pas votre article.

Sujets de réflexion



Dans ce type de sujet, il vous est demandé de donner votre avis (ce qu’on appelle une thèse) sur une question ou un thème en relation avec le texte.

En donnant votre avis, vous allez essayer de le défendre, de convaincre votre lecteur que votre opinion est intéressante et juste. Par conséquent, cet exercice est un exercice d’argumentation.

Votre thèse devra donc s’appuyer sur des arguments : des preuves qui montrent la validité, la pertinence de votre opinion.

Chaque argument devra à son tour être appuyé et illustré par un ou des exemple(s) précis, tirés de votre expérience personnelle, de vos lectures, de films que vous avez vus, de l’actualité, de l’Histoire, etc.

Pour différencier arguments et exemples : les exemples sont des situations concrètes, des faits précis, alors que les arguments sont des preuves d’ordre plus général.

Exemple :
Thèse : Le cinéma ne fait pas concurrence au théâtre.
Argument : Au théâtre, chaque spectacle est une expérience unique, contrairement au cinéma.

Exemple : Je suis allé voir deux fois Roméo et Juliette mis en scène par Olivier Py. La deuxième fois, je n’ai pas du tout perçu la pièce de la même manière : c’était la dernière représentation, les comédiens ont donné leur maximum, et les émotions étaient beaucoup plus fortes.

  • Structure de votre texte :
  • La thèse est l’idée directrice de votre texte.
  • Une introduction présentera votre opinion, en la replaçant dans son contexte (en rappelant le sujet).
  • Le développement sera composé de plusieurs paragraphes.
  • Chaque paragraphe correspondra à un argument, accompagné d’un ou de plusieurs exemple(s).
  • Organisez vos arguments du plus simple au plus complexe, ou du plus évident au plus inattendu.
  • Une conclusion résumera votre propos : elle rappellera votre opinion, en montrant de quelle manière elle s’est précisée grâce à l’exposé de divers arguments.


Nuancez ce que vous dites pour approfondir la réflexion : pour que votre opinion soit nuancée, il faut être capable d’envisager d’autres points de vue que le vôtre et de les discuter.

Utilisez des connecteurs logiques (voir p. 302) pour passer d’un argument à un autre, et pour relier un argument à son ou ses exemple(s). Ainsi, votre texte sera structuré et cohérent.

Pensez à varier vos exemples (ne prenez pas tous vos exemples dans votre expérience personnelle).

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Page créée par lelivrescolaire
Le 15 Novembre 2011

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