L'héritage romain. Le calendrier romain républicain compte le temps en années solaires, constituées de 355 jours, divisées en douze mois chacune. Ce système oblige à ajouter régulièrement un treizième mois pour que l'année ne se décale pas par rapport aux saisons. En 46 av. J.‑C., Jules César crée un calendrier de douze mois appelé le
. Les mois durent de 29 à 31 jours, et un jour est ajouté en février lors des années
bissextiles. Nous héritons du calendrier julien le découpage en années et en mois, ainsi que les noms des mois et des jours. Par exemple juillet pour Jules César et août pour son successeur Auguste, jeudi pour Jupiter, le roi des dieux, ou encore vendredi pour Vénus, la déesse de l'amour.
L'héritage chrétien. Le christianisme se développe progressivement dans l'Empire romain et récupère donc les cadres romains de mesure du temps. Puis, dans les premiers siècles du Moyen Âge, les clercs travaillent à christianiser le temps. Au VI
e siècle, le moine Denys le Petit calcule la date de la naissance du Christ, qu'il situe 753 ans après la fondation supposée de Rome. Cela lui permet de considérer qu'il vit un peu plus de cinq siècles après le Christ. Aux IX
e et X
e siècles, cette
est progressivement acceptée par les historiens et les chroniqueurs, qui prennent alors l'habitude de dater les événements et les règnes des souverains par rapport à la naissance du Christ. Les fêtes chrétiennes, souvent calquées sur des fêtes païennes, rythment l'année : notamment Noël, qui célèbre l'incarnation du Christ le 25 décembre, et Pâques, qui célèbre sa résurrection, une fête mobile ayant lieu le premier dimanche après la pleine lune qui suit l'